Frise chronologique
1289 (légende)
Fondation légendaire
Fondation légendaire
1289 (légende) (≈ 1289)
Découverte de la Vierge noire, origine supposée
1600
Destruction partielle
Destruction partielle
1600 (≈ 1600)
Tempête endommage la chapelle et la tour
1618 ou 1643
Reconstruction
Reconstruction
1618 ou 1643 (≈ 1643)
Achèvement avec matériaux du pont
1657
Travaux de rehaussement
Travaux de rehaussement
1657 (≈ 1657)
Couvrement en lambris modifié
1825
Restauration majeure
Restauration majeure
1825 (≈ 1825)
Murs et clocher reconstruits, agrandissement
20 juin 1950
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale
20 juin 1950 (≈ 1950)
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Notre-Dame de Grâce et de Toute-Joie : inscription par arrêté du 20 juin 1950
Personnages clés
| Antoine Papou - Charpentier |
Rehausse le couvrement en 1657 |
| Antoine Philippes - Maçon |
Collabore aux travaux de 1657 |
| Auguste Cassany-Mazet - Historien local |
Documente la reconstruction avant 1618 |
| Jules Serret - Historien |
Source sur la date de 1643 |
| Antonio de Zappino - Auteur religieux |
Étudie l’histoire de la chapelle |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-de-Grâce-et-de-Toute-Joie, aussi appelée chapelle du Bout-du-Pont, est édifiée à Villeneuve-sur-Lot à l’extrémité du Pont des Cieutats, sur la rive droite du Lot. Selon la légende, son origine remonte à 1289, lorsqu’une statuette de Vierge noire, découverte dans la rivière après avoir bloqué des embarcations, aurait motivé sa construction. Ce lieu devint un centre de dévotion pour les mariniers, qui saluaient la chapelle en levant leurs rames au passage, et abritait autrefois de nombreux ex-votos en remerciement de guérisons ou vœux exaucés.
La chapelle, initialement liée au fortin du pont terminé en 1285, subit plusieurs destructions et reconstructions. En 1600, une tempête endommage gravement l’édifice et la tour du pont ; sa reconstruction s’achève avant 1618 ou en 1643, selon les sources, avec des matériaux issus de la réparation du pont. En 1657, le couvrement en lambris est rehaussé par les artisans Antoine Papou (charpentier) et Antoine Philippes (maçon). Le clocher, doté d’une flèche détruite pendant la Révolution, est reconstruit en 1825 avec les murs côté Lot, menaçants ruine. La chapelle est alors agrandie en encorbellement sur la rivière.
Au XIXe siècle, la façade sur rue est refaite en 1865 pour s’adapter au nouvel alignement urbain, adoptant un style néo-gothique. L’intérieur est restauré entre 1860 et 1870, et les aisseliers de l’encorbellement sur le Lot sont remplacés par des poutrelles métalliques. La chapelle, propriété de la commune, est inscrite aux monuments historiques le 20 juin 1950. Elle conserve une statue de Vierge du XIVe siècle, objet de vénération, et témoigne de l’histoire maritime et religieuse de Villeneuve-sur-Lot.
Architecturalement, l’édifice mêle des soubassements en brique, des murs en moellon enduit, et un encorbellement en pan de bois sur le Lot. Son rôle de lieu de pèlerinage pour les bateliers, associé à la légende de la Vierge noire, en fait un monument emblématique du patrimoine local. Les sources historiques, comme les travaux d’Auguste Cassany-Mazet ou d’Antonio de Zappino, documentent ses transformations successives, reflétant son importance culturelle et religieuse à travers les siècles.