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Chapelle Notre-Dame de Kergoat à Quéménéven dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle gothique

Chapelle Notre-Dame de Kergoat

    Route de Châteaulin 29180 Quéménéven
Propriété de la commune
Chapelle Notre-Dame de Kergoat
Chapelle Notre-Dame de Kergoat
Chapelle Notre-Dame de Kergoat
Chapelle Notre-Dame de Kergoat
Chapelle Notre-Dame de Kergoat
Chapelle Notre-Dame de Kergoat
Chapelle Notre-Dame de Kergoat
Chapelle Notre-Dame de Kergoat
Chapelle Notre-Dame de Kergoat
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Chapelle Notre-Dame de Kergoat
Chapelle Notre-Dame de Kergoat
Chapelle Notre-Dame de Kergoat
Chapelle Notre-Dame de Kergoat
Chapelle Notre-Dame de Kergoat
Chapelle Notre-Dame de Kergoat
Crédit photo : GO69 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1560
Construction initiale
1695
Fondation de la confrérie
10 décembre 1740
Destruction de la flèche
1742–1764
Reconstruction du clocher
6 août 1796
Vente comme bien national
1804
Rachat et réouverture
1926
Inscription du calvaire
4 mars 1935
Inscription de la chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Calvaire (cad. ZX 96, 97) : inscription par arrêté du 28 octobre 1926 ; Chapelle (cad. ZX 96, 97) : inscription par arrêté du 4 mars 1935

Personnages clés

Julien du Cleuz - Marquis du Gage Propriétaire du terrain en 1560.
Innocent XII - Pape Accorde indulgence en 1695.
Guillaume Salaun - Architecte Dirigea la reconstruction du clocher (1742–1764).
François Valentin - Peintre Auteur de deux tableaux (1772–1774).
Jules Breton - Peintre Assista au pardon de 1890.
Augustin de Croze - Auteur (1900) Décrit les traditions locales.

Origine et histoire de la Chapelle Notre-Dame de Kergoat

La chapelle Notre-Dame de Kergoat, située dans le hameau de Kergoat à Quéménéven (Finistère), fut construite vers 1560 sur un terrain appartenant à Julien du Cleuz, marquis du Gage. Son architecture juxtapose des arcades gothiques flamboyantes intérieures, d’une hauteur exceptionnelle, et une façade extérieure marquée par des frontons arrondis et des contreforts monumentaux. La chapelle, lieu de pèlerinage réputé pour la guérison des hémorragies, tirait ses revenus des offrandes des fidèles et des foires locales. Elle abritait deux confréries : « Jésus agonisant » (attestée dès 1695) et celle du « Rosaire et du Scapulaire » (fondée en 1828).

En 1740, la flèche du clocher, détruite par la foudre, fut remplacée par un dôme et un lanternon entre 1742 et 1764, sous la direction de l’architecte Guillaume Salaun. Financés partiellement par un emprunt de la fabrique du Ménez-Hom, ces travaux marquèrent une transformation majeure. La chapelle, vendue comme bien national en 1796, fut rachetée en 1804 et rouverte au culte. Son orgue fut réparé en 1852. Le site conserve un calvaire mutilé du XVIe siècle, inscrit aux monuments historiques en 1926, ainsi qu’un cimetière entouré de chênes séculaires, partiellement abattus en 1930 malgré des protestations.

Notre-Dame de Kergoat était invoquée contre les maladies du sang, en raison d’un jeu de mots entre Ker Goad (« village du bois ») et gwad (« sang » en breton). Le grand Pardon, célébré chaque année le dimanche suivant le 15 août, attirait des pèlerins de toute la Cornouaille, tandis qu’un « Petit Pardon » avait lieu au XIXe siècle. La chapelle abritait des vitraux médiévaux remarquables, représentant des scènes bibliques, ainsi que deux tableaux du peintre François Valentin (1772–1774), aujourd’hui disparus ou endommagés par l’humidité. Des statues, comme celles de sainte Marguerite ou saint François, et des tombes de familles nobles (Poulpiquet de Brescanvel, La Roque Trémaria) y sont toujours visibles.

Le peintre Jules Breton assista au pardon de 1890, immortalisant la procession dans une œuvre. Une fontaine dédiée à Notre-Dame, près de la montagne de Locronan, est associée à la Grande Troménie, pèlerinage se déroulant tous les six ans. En 1920, le monument aux morts de Quéménéven fut érigé sur le placître de la chapelle, soulignant son ancrage dans la mémoire locale. Classée monument historique en 1935, la chapelle reste un témoignage majeur du patrimoine religieux breton, mêlant art, histoire et traditions populaires.

Liens externes

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