Frise chronologique
1603
Consécration de la chapelle
Consécration de la chapelle
1603 (≈ 1603)
Par l’évêque de Saint-Brieuc et l’abbé de Beauport
1789-1799
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1789-1799 (≈ 1794)
Chapelle et cimetière acquis par un cultivateur
1807
Retour au culte
Retour au culte
1807 (≈ 1807)
Rétrocession après la Révolution
1868
Restauration majeure
Restauration majeure
1868 (≈ 1868)
Travaux de conservation et réhabilitation
1928
Première protection MH
Première protection MH
1928 (≈ 1928)
Inscription de la croix et de la chapelle
1969
Inscription définitive
Inscription définitive
1969 (≈ 1969)
Classement au titre des Monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle : inscription par arrêté du 2 mars 1928 ; Croix, située près de la chapelle : inscription par arrêté du 2 septembre 1928
Personnages clés
| Évêque de Saint-Brieuc (1603) - Consécrateur de la chapelle |
A officié avec l’abbé de Beauport |
| Abbé de Beauport - Célébrante de la consécration |
Assista l’évêque en 1603 |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame de Kergrist, située au Faouët dans les Côtes-d’Armor, est un édifice religieux dont les éléments les plus anciens remontent au XVe siècle (une porte) et au XVIe siècle (une fenêtre), bien que sa structure actuelle date majoritairement du XVIIIe siècle. Elle fut consacrée le 10 avril 1603 par l’évêque de Saint-Brieuc, assisté de l’abbé de Beauport, remplaçant probablement un édifice plus ancien du VIIIe siècle. Son architecture rectangulaire, complétée par une chapelle latérale au nord, s’inscrit dans un ensemble incluant un placître, un calvaire du XVIe siècle et une fontaine.
Pendant la Révolution française, la chapelle et son cimetière furent vendus comme biens nationaux à un cultivateur. Rendue au culte en 1807, elle bénéficia d’une restauration majeure en 1868. À l’intérieur, trois autels dédiés à Notre-Dame de Kergrist, sainte Philomène et Notre-Dame du Yaudet côtoient des œuvres notables, comme un tableau représentant le Ménage de la Sainte-Famille ou des statues issues de la disparue chapelle Saint-Julien. La croix adjacente et la chapelle elle-même furent inscrites aux Monuments historiques respectivement en 1928 et 1969.
Le grand pardon, célébré en mai, perpétue une tradition religieuse locale, tandis qu’un petit pardon estival, aujourd’hui disparu, témoignait de son ancrage communautaire. L’édifice illustre ainsi l’évolution du patrimoine breton, entre héritage médiéval, bouleversements révolutionnaires et restaurations modernes.