Construction initiale Fin du XIIIe siècle (≈ 1395)
Première campagne de construction du vaisseau de quatre travées.
Milieu du XIVe siècle
Extension et renforcement
Extension et renforcement Milieu du XIVe siècle (≈ 1450)
Deuxième campagne de construction avec ajout du chevet, des chapelles latérales et du porche.
1665
Première mention
Première mention 1665 (≈ 1665)
La chapelle est mentionnée pour la première fois dans les textes historiques.
1948
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1948 (≈ 1948)
La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame-de-l'Aire et ses abords (cad. D 66bis) : inscription par arrêté du 13 février 1948
Origine et histoire de la Chapelle Notre-Dame-de-l'Aire
La chapelle Notre-Dame-de-l'Aire, à Talairan (Aude, Occitanie), est mentionnée pour la première fois en 1665. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1948. Il se compose d'une nef unique terminée par un chevet plat et flanquée de quatre chapelles latérales. Le sanctuaire, les quatre travées et ces chapelles sont voûtés en pierre d'appareil sur ogives. Les clés de voûte sont sculptées, présentant notamment des motifs de feuillage, des masques et un agneau pascal. Les deux contreforts du chevet présentent une particularité de section, passant de 240 cm² à la base à 390 cm² entre 1 m et 3,50 m du sol, puis adoptent au‑dessus le glacis habituel. Les contreforts du mur occidental montrent la même évolution de section, avec des cotes légèrement différentes. Le porche, ancien et lié aux contreforts voisins, s'ouvre vers l'extérieur par un arc brisé reposant sur des corbeaux ; la porte d'entrée est en plein cintre. Des défauts de liaison dans les maçonneries révèlent que l'église, malgré son apparence homogène, a été construite en plusieurs campagnes. La première campagne a édifié un vaisseau de quatre travées allant du mur ouest actuel jusqu'à l'arc triomphal, avec le portail en plein cintre et des murs latéraux épais dotés d'arcs de décharge intérieurs également en plein cintre, conformes à la tradition romane locale. Une deuxième campagne a allongé l'édifice vers l'est en réalisant le chevet, en construisant trois chapelles latérales et le porche, et en reprenant ou renforçant les contreforts latéraux correspondant aux deux premières travées. La quatrième chapelle résulte d'une campagne ultérieure. Ces différents travaux s'échelonnent entre la fin du XIIIe et le milieu du XIVe siècle.