Frise chronologique
1834
Construction initiale
Construction initiale
1834 (≈ 1834)
Aménagement de la première rotonde par le chanoine Chamayou.
1878
Agrandissement
Agrandissement
1878 (≈ 1878)
Ajout d’une seconde rotonde et transformation du chœur.
1994
Cession à l’association diocésaine
Cession à l’association diocésaine
1994 (≈ 1994)
Suppression du cimetière des religieuses.
2001
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2001 (≈ 2001)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le chemin de croix en totalité (cad. F 677) : inscription par arrêté du 26 juillet 2001
Personnages clés
| Chanoine Chamayou - Aumônier et supérieur |
Initiateur de la chapelle en 1834. |
| Gaston de Pins - Évêque d’Albi |
Soutien de l’implantation des sœurs de Saint-Joseph. |
| Mgr de Gualy - Archevêque d’Albi |
Bénit la chapelle au XIXe siècle. |
| Grégoire XVI - Pape |
Accorde des indulgences au sanctuaire. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame de l'Immaculée Conception, dite la Rotonde d'Oulias, est construite au 2e quart du XIXe siècle (vers 1834) à l’initiative du chanoine Chamayou, aumônier des sœurs de Saint-Joseph d’Oulias. Elle devient rapidement un lieu de pèlerinage marial, bénéficiant d’indulgences papales accordées par Grégoire XVI et d’une bénédiction par Mgr de Gualy, archevêque d’Albi. Son plan original, composé de deux rotondes inégales reliées par un chœur rectangulaire, et son enduit imitant un faux appareil de pierre en font un monument unique dans le Tarn.
La chapelle est agrandie en 1878 : le couloir initial est transformé en chœur, et une seconde rotonde, plus petite, est ajoutée à l’arrière pour servir de sacristie. Le site, lié à des récits de guérisons miraculeuses, abrite aussi un cimetière avec des stèles armoriées des religieuses, supprimé en 1994 lors de la cession du monument à l’association diocésaine d’Albi. L’intérieur conserve un décor peint, tandis que l’extérieur se distingue par ses toitures en ardoises taillées en écailles de poisson.
Fondée sous l’impulsion de l’évêque Gaston de Pins, la chapelle marque la première implantation tarnaise des sœurs de Saint-Joseph. Son histoire reflète l’importance des pèlerinages mariaux au XIXe siècle, mêlant dévotion populaire, architecture innovante et patrimoine religieux local. Classée Monument Historique en 2001, elle reste un témoignage rare de ce type de construction dans la région Occitanie.