Frise chronologique
1291
Première mention écrite
Première mention écrite
1291 (≈ 1291)
Attestation dans les sources médiévales.
2e moitié XIIIe siècle
Construction de la chapelle actuelle
Construction de la chapelle actuelle
2e moitié XIIIe siècle (≈ 1350)
Remplacement partiel d'une chapelle romane.
4 octobre 1932
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
4 octobre 1932 (≈ 1932)
Protection officielle de l'édifice.
1980
Bail emphytéotique pour restauration
Bail emphytéotique pour restauration
1980 (≈ 1980)
Début des travaux de sauvegarde.
2007-2008
Restauration du clocher et des vitraux
Restauration du clocher et des vitraux
2007-2008 (≈ 2008)
Travaux financés par des associations.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle : inscription par arrêté du 4 octobre 1932
Personnages clés
| Abbaye Saint-Ouen de Rouen - Propriétaire médiéval |
Possédait la chapelle et le bourg. |
| Abbaye aux Hommes de Caen - Détentrice du patronage |
Contrôlait le droit de nomination. |
| Famille propriétaire du manoir voisin (XIXe-1937) - Utilisateur funéraire |
Lieu de sépulture familial pendant 137 ans. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame de l'Ortial, située à Rots dans le Calvados, est un édifice gothique construit à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle. Elle remplace une chapelle romane du XIIe siècle, dont subsistent quelques fragments de pierres sculptées réutilisés dans les murs. Attestée dans les textes dès 1291, elle dépendait de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen, tandis que le patronage de l'église-mère revenait à l'abbaye aux Hommes de Caen. Contrairement aux chapelles seigneuriales, elle servait de lieu de culte annexe pour la paroisse, illustrant un maillage religieux territorial ancien.
Au XIXe siècle, la chapelle est rebaptisée « chapelle Saint-Siméon » par la population locale et accueille une messe annuelle lors de la fête de la Trinité. De 1800 à 1937, elle devient un lieu de sépulture pour une famille propriétaire d’un manoir voisin. Après une période d’abandon où elle sert d’étable, elle est inscrite aux monuments historiques le 4 octobre 1932. Un bail emphytéotique signé en 1980 permet sa restauration, avec des travaux majeurs comme la réfection du clocher en 2007 et des vitraux en 2008.
Architecturalement, la chapelle se distingue par son clocher à arcade, rare en Normandie, et sa nef rectangulaire sans voûte, percée d’une porte gothique. Construite en calcaire local, elle ne possède pas de transept. Son histoire reflète les évolutions religieuses et sociales de la région, passant d’un lieu de culte médiéval à un patrimoine préservé grâce à des financements publics et associatifs.
Les sources écrites mentionnent son appartenance à l’abbaye Saint-Ouen de Rouen, tandis que des éléments romans intégrés dans les murs témoignent de son origine plus ancienne. Son sauvetage au XXe siècle, après des décennies de négligence, souligne l’importance des initiatives locales dans la préservation du patrimoine normand.