Frise chronologique
1092
Première mention écrite
Première mention écrite
1092 (≈ 1092)
Église *Sainte Marie de Tribullanis* attestée.
1523
Fondation de la chapelle
Fondation de la chapelle
1523 (≈ 1523)
Avant sa consécration en 1535.
1532
Restauration par Gauzan
Restauration par Gauzan
1532 (≈ 1532)
Travaux dirigés par le curé Barthélemi.
1582-1620
Dégâts pendant les guerres
Dégâts pendant les guerres
1582-1620 (≈ 1601)
Endommagée lors des conflits religieux.
avant 1653
Restauration post-guerres
Restauration post-guerres
avant 1653 (≈ 1653)
Réparations après les destructions.
30 septembre 1942
Classement monument historique
Classement monument historique
30 septembre 1942 (≈ 1942)
Protection officielle de l’État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame : classement par arrêté du 30 septembre 1942
Personnages clés
| Barthélemi Gauzan - Curé de la paroisse |
Supervise la restauration en 1532. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame de La Bastide-des-Jourdans, d’architecture romane, est un monument emblématique du patrimoine religieux provençal. Bien que sa structure actuelle date principalement du XVIIe siècle, des archives attestent de l’existence d’une église dédiée à Sainte Marie de Tribullanis dès 1092, sur le même emplacement. À l’époque, ce lieu de culte dépendait du hameau de Limaye, le village actuel de La Bastide-des-Jourdans n’étant pas encore fondé. Ce premier édifice médiéval illustre l’ancrage ancien du christianisme dans cette région rurale de Provence, où les églises servaient de pôles spirituels et communautaires pour une population majoritairement agricole.
Au XVIe siècle, la chapelle connaît une phase de transformation majeure. En 1523, sa fondation est attestée peu avant sa consécration en 1535, sous l’impulsion de Barthélemi Gauzan, curé de la paroisse. Ce dernier supervise sa restauration en 1532, marquant une période de renouveau pour le monument. Cependant, les guerres de Religion (1582-1620) endommagent gravement l’édifice, nécessitant une nouvelle campagne de travaux achevée avant 1653. Ces événements reflètent les tensions confessionnelles qui agitent alors la Provence, où catholicisme et protestantisme s’affrontent pour le contrôle des lieux de culte.
La chapelle actuelle se distingue par son chœur rectangulaire voûté en berceau plein-cintre et sa nef unique, couverte d’ogives retombant sur des culots godronnés. Sa façade, appareillée et surmontée d’un clocher-mur, arbore une porte ornée d’un fronton brisé et d’une niche, typiques de l’influence baroque naissante. Classée monument historique le 30 septembre 1942, elle appartient aujourd’hui à la commune et incarne la persistance d’un patrimoine religieux malgré les bouleversements historiques. Son architecture mêle ainsi héritage médiéval et adaptations des époques moderne et contemporaine.