Construction de la chapelle 1er quart XVIe siècle (≈ 1625)
Édifice roman en croix latine
XVIIe siècle
Remplacement de la croix sud
Remplacement de la croix sud XVIIe siècle (≈ 1750)
Nouvelle croix monumentale installée
1846
Restauration attestée
Restauration attestée 1846 (≈ 1846)
Date gravée sur l’élévation ouest
1892
Inventaire des autels
Inventaire des autels 1892 (≈ 1892)
Trois autels recensés
21 mai 2015
Classement monument historique
Classement monument historique 21 mai 2015 (≈ 2015)
Inscription en totalité
2020-2022
Campagne de restauration
Campagne de restauration 2020-2022 (≈ 2021)
Toiture, vitraux et murs restaurés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle Notre-Dame de la Clarté à Saint-Eloi, en totalité (cad. ZB 51) : inscription par arrêté du 21 mai 2015?
Personnages clés
Saint-Éloi - Saint patron
Donne son nom à la chapelle
Joëlle Furic - Architecte
Étude préalable en 2013
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-de-la-Clarté de Saint-Éloi, située à Guilligomarc'h dans le Finistère, est un édifice religieux du début du XVIe siècle, construit selon un plan en croix latine avec un chevet plat. Son architecture, marquée par des baies en forme de fleur de lys et des contreforts à pinacles, reflète le style roman de l’époque. Une inscription indéchiffrable sur un support sculpté du chœur confirme cette datation. La chapelle a subi des modifications ultérieures, comme le remplacement de la croix en relief au XVIIe siècle et des restaurations en 1846, attestées par une date gravée sur l’élévation ouest.
Le mobilier de la chapelle inclut des statues emblématiques, comme celles de la Vierge à l’Enfant et de Saint-Antoine, ainsi que des sablières sculptées du XVIe siècle représentant des animaux et des figures religieuses. Au XVIIIe et XIXe siècles, le pèlerinage local a connu un regain, entraînant l’acquisition de nouvelles œuvres, dont un retable de 1775 et un buste de Notre-Dame de Rostrenen. Trois autels étaient présents en 1892, dédiés à Notre-Dame, Saint-Éloi, Saint-Diboen et Sainte-Hélène. Aujourd’hui, les statues sont regroupées devant le retable du bras nord.
La chapelle est entourée d’éléments patrimoniaux complémentaires, comme une fontaine de dévotion du XVIIe siècle, réputée pour soigner les maux de la vue, et les vestiges d’un four à pain. Classée monument historique en 2015, elle fait l’objet d’une campagne de restauration depuis 2020, financée par des subventions publiques et des dons privés. Les travaux, estimés à 673 000 € HT, visent à restaurer la toiture, les vitraux et les murs intérieurs et extérieurs. La chapelle reste un lieu de culte actif, accueillant chaque année le pardon de Notre-Dame de la Clarté.
L’association Les Amis de la chapelle Notre-Dame-de-la-Clarté de Saint-Éloi, fondée en 2014, joue un rôle clé dans la préservation du site. Les sablières du XVIe siècle, partiellement disparues lors des restaurations du XIXe siècle, témoignent de l’artisanat de l’époque, avec des représentations d’animaux et de moines. La chapelle, propriété de la commune, est ouverte à la visite et continue de rassembler les fidèles lors des pardons annuels, les deuxième dimanche de juillet et quatrième dimanche de septembre.
Le clocher, plus récent que le reste de l’édifice, et les traces d’arrachement au nord de la nef suggèrent des modifications structurelles, comme le déplacement de la sacristie d’origine. Les contreforts du bras sud et du chœur montrent des reprises avec réemploi de pierres anciennes. Ces éléments, combinés à l’homogénéité stylistique de la construction, soulignent l’importance historique et architecturale de ce monument breton.
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