Frise chronologique
VIe siècle (vers)
Construction wisigothique
Construction wisigothique
VIe siècle (vers) (≈ 650)
Première chapelle à chevet carré, réemploi de pierres romaines.
XVIIe siècle
Restauration post-guerres de Religion
Restauration post-guerres de Religion
XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout d’une demeure pour ermite.
XIXe siècle
Surélévation et agrandissement
Surélévation et agrandissement
XIXe siècle (≈ 1865)
Nef et chevet uniformisés, extension ouest.
1974
Redécouverte du chevet wisigoth
Redécouverte du chevet wisigoth
1974 (≈ 1974)
Démolition sacristie, fenêtre romane révélée.
28 décembre 1981
Classement monument historique
Classement monument historique
28 décembre 1981 (≈ 1981)
Inscription à l’inventaire supplémentaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame de la Miséricorde (cad. B 78) : inscription par arrêté du 28 décembre 1981
Personnages clés
| Fulpius - Colon romain |
Fondateur présumé de la villa romaine à l’origine. |
| Ermite (XVIIe siècle) - Gardien de la chapelle |
Logé dans une demeure adjacente après restauration. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde, située à 1,5 km au nord-est de Nissan-lez-Enserune (Hérault), est un édifice d’origine wisigothique construit probablement au VIe siècle. Elle réemploie des pierres romaines issues d’une villa antique fondée par un colon nommé Fulpius, dont le toponyme subsiste dans le lieu-dit Foulpian. Les fondations et les chaînages d’angle conservent des traces de cette période, tandis qu’une épée wisigothique découverte en 1943 (conservée au musée local) atteste de l’occupation gothique des lieux.
À l’époque romane, la chapelle subit des transformations majeures : le mur nord et la partie haute du mur sud sont reconstruits, et une porte ornée d’une frise lombarde est ajoutée côté sud. L’édifice, partiellement détruit pendant les guerres de Religion, est restauré au XVIIe siècle avec l’adjonction d’une demeure pour un ermite gardien. Une surélévation au XIXe siècle uniformise la nef et le chevet, tandis qu’un agrandissement vers l’ouest modifie son emprise.
En 1974, la démolition d’une sacristie révèle le chevet wisigothique originel et une fenêtre absidiale romane, jusqu’alors masqués. Classée monument historique en 1981, la chapelle appartient à la commune. Son architecture mêle ainsi des éléments wisigoths (appareil bas), romans (frise, rectification des murs) et modernes (voûte en berceau, porche à arcatures), illustrant son évolution sur plus d’un millénaire.
Le territoire de Nissan-lez-Enserune abrite une autre chapelle wisigothique, Saint-Christol, soulignant l’importance historique de cette région sous la domination gothique. Les toponymes médiévaux Aniscianum (1198) et Anicianum (1199), relevés dans les cartulaires d’Agde, évoquent l’ancrage ancien du peuplement autour de ces lieux de culte.