Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Anne, lieudit Lanslevillard l'Adroit (cad. B 1233) , chapelle Saint-Roch, lieudit Lanslevillard Envers (cad. E 1859) , chapelle de la Madeleine, lieudit Le Collet (cad. D 295) , chapelle Saint-Etienne, lieudit A Saint-Etienne (cad. F 340) , chapelle Sainte-Agathe, lieudit l'Arcelle Neuve (cad. E 1411) , chapelle Saint-Genix, lieudit Saint-Genix (cad. E 1219) , chapelle Saint-Pierre ainsi que le pont voisin situé sur le ruisseau de l'Arcelle Neuve, lieudit Saint-Pierre (cad. F 1003) , chapelle Saint-Laurent, lieudit Saint-Laurent (cad. C 600) , chapelle Notre-Dame de la Salette, lieudit Les Glières (cad. B 1209) , chapelle Saint-Antoine, lieudit La Fesse d'en Haut (cad. A 357) , chapelle Saint-Jean-Baptiste, lieudit Saint-Jean-Baptiste (cad. E 55) : inscription par arrêté du 7 juin 1994
Personnages clés
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Origine et histoire de la Chapelle Notre-Dame-de-la-Salette des Glières
La chapelle Notre-Dame-de-la-Salette des Glières fait partie d’un ensemble de monuments historiques situés à Lanslevillard, en Savoie. Ces édifices, datés entre le XVIe et le XIXe siècle, illustrent la vie religieuse et communautaire d’une paroisse de montagne. Leur architecture simple, souvent rectangulaire et sans abside, reflète les besoins pratiques des habitants, liés à la protection contre les calamités et aux activités agro-pastorales. Les chapelles servaient de lieux de dévotion pour les populations locales, en lien avec leur quotidien en milieu montagnard.
Les murs latéraux de ces chapelles encadrent généralement la façade, créant une avancée caractéristique. Peu d’entre elles conservent des peintures murales, à l’exception notable de la chapelle Saint-Jean-Baptiste, qui abrite une composition de la fin du XVIe siècle. Ces édifices, inscrits comme monuments historiques par arrêté du 7 juin 1994, témoignent de l’importance des saints protecteurs dans la vie des communautés rurales, chacun répondant à des besoins spécifiques comme la prévention des maux ou la bénédiction des passages.
L’ensemble, propriété de la commune de Lanslevillard, inclut plusieurs chapelles dédiées à différents saints (Sainte-Anne, Saint-Roch, Saint-Étienne, etc.), chacune située dans un lieudit précis. Leur localisation, parfois approximative comme pour la chapelle des Glières, reflète leur intégration dans le paysage et leur rôle dans l’organisation spatiale et spirituelle du territoire. Ces monuments, bien que modestes, sont des marqueurs essentiels du patrimoine religieux et culturel de la Savoie montagnarde.
La chapelle Notre-Dame-de-la-Salette, située au lieudit Les Glières, s’inscrit dans cette tradition. Comme les autres, elle était un point de rassemblement pour les dévotions locales, souvent liées aux cycles agricoles, aux déplacements ou aux dangers de la montagne. Leur préservation permet aujourd’hui de comprendre les pratiques religieuses et sociales des communautés savoyardes à travers les siècles.
Les sources disponibles, notamment Monumentum, soulignent l’importance de ces chapelles comme témoins matériels d’une foi ancrée dans le quotidien. Leur architecture sobre et leur implantation dispersée dans les hameaux révèlent une organisation religieuse décentralisée, adaptée aux contraintes géographiques et aux modes de vie des habitants. Ces éléments en font des objets d’étude précieux pour l’histoire rurale et religieuse de la région.
Enfin, l’inscription de ces chapelles au titre des monuments historiques en 1994 a permis de protéger un patrimoine fragile, souvent menacé par l’abandon ou les transformations modernes. Leur valeur réside autant dans leur dimension architecturale que dans leur rôle de mémoire collective, incarnant les craintes, les espoirs et les traditions des générations passées.