Construction de la chapelle 1525 (≈ 1525)
Érigée par le comte de Saint-Fargeau.
1643
Date du bénitier
Date du bénitier 1643 (≈ 1643)
Gravée sur l’objet liturgique.
1610-1754
Période des répits mariaux
Période des répits mariaux 1610-1754 (≈ 1682)
Signes de vie attribués à la Vierge.
2 mars 1987
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2 mars 1987 (≈ 1987)
Chapelle et enclos protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame de Lorette ainsi que l'enclos qui l'entoure (cad. C 103) : inscription par arrêté du 2 mars 1987
Personnages clés
Comte de Saint-Fargeau - Commanditaire
Fonde la chapelle en 1525.
Origine et histoire de la Chapelle Notre-Dame-de-Lorette
La chapelle Notre-Dame-de-Lorette de Sainpuits est une construction du XVIe siècle, érigée en 1525 par le comte de Saint-Fargeau. Elle est dédiée à Notre-Dame de Lorette et se distingue par son appareillage en briques vernissées orné de losanges. Située au centre du village de Sainpuits, derrière l'église paroissiale, elle abrite une inscription mariale gravée au-dessus de la porte latérale, ainsi qu’un bénitier datant de 1643. Son architecture simple, de plan rectangulaire, contraste avec son rôle spirituel marqué.
Entre 1610 et 1754, la chapelle devient un lieu de dévotion associé à des « répits mariaux » : des nouveau-nés en danger de mort, baptisés in articulo mortis, y manifestent des signes de vie attribués à une intervention miraculeuse de la Vierge. Ce phénomène attire les fidèles, notamment les nourrices de la région, nombreuses à l’époque. La chapelle, inscrite aux monuments historiques en 1987, conserve aujourd’hui son enclos d’origine et reste un témoignage des pratiques religieuses locales.
La chapelle était également un lieu de pèlerinage pour les nourrices, profession alors répandue dans cette zone rurale de Bourgogne. Ces femmes, souvent issues de milieux modestes, y venaient chercher protection pour les enfants dont elles avaient la charge. L’édifice, propriété de la commune depuis son inscription, illustre l’importance des cultes mariaux dans la France d’Ancien Régime, mêlant dévotion populaire et architecture modeste.
Les éléments protégés incluent la chapelle elle-même ainsi que son enclos, comme le précise l’arrêté d’inscription de 1987. Le site, bien que de localisation approximative (niveau 5/10 selon les sources), reste un point d’intérêt patrimonial et religieux, référencé dans les bases Mérimée et Clochers de France. Son histoire reflète à la fois les croyances locales et l’évolution des pratiques de dévotion entre le XVIe et le XVIIIe siècle.