Frise chronologique
6 mars 1429 (légende)
Refuge supposé de Jeanne d’Arc
Refuge supposé de Jeanne d’Arc
6 mars 1429 (légende) (≈ 1429)
Traversée de la Touraine, non vérifiée.
XVe siècle
Construction du logis troglodytique
Construction du logis troglodytique
XVe siècle (≈ 1550)
Creusement initial par un ermite.
Fin XVe - début XVIe siècle
Édification de la chapelle
Édification de la chapelle
Fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Taillée dans la roche, ornée de sculptures.
1822
Première mention écrite
Première mention écrite
1822 (≈ 1822)
Acte municipal de Sainte-Maure-de-Touraine.
XIXe siècle
Troisième phase de construction
Troisième phase de construction
XIXe siècle (≈ 1865)
Aménagements et extensions du site.
21 octobre 1954
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
21 octobre 1954 (≈ 1954)
Protection officielle du site troglodytique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle et logis troglodytiques de Notre-Dame-de-Lorette (cad. XK 16) : inscription par arrêté du 21 octobre 1954
Personnages clés
| Jeanne d’Arc - Figure légendaire associée |
Refuge supposé en 1429, non prouvé. |
| Un ermite (anonyme) - Constructeur présumé |
Aura creusé la chapelle au XVe siècle. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-de-Lorette, située à Saint-Épain en Indre-et-Loire, est un ermitage troglodytique composé d’une chapelle et d’un logis creusés dans la roche. Les structures troglodytiques datent du XVe siècle, tandis que la chapelle n’est mentionnée qu’à partir du XIXe siècle. Le site, établi dans la vallée de Courtineau, est proche d’une ancienne carrière de tuffeau jaune et d’une source dédiée à Saint Marc, alimentant une fontaine. Le logis, entièrement taillé dans la roche, comprend deux pièces cloisonnées par un mur externe avec porte et fenêtre. La chapelle, presque entièrement creusée, présente une voûte ornée d’une croix et des arcades sculptées, dont l’une porte un écu soutenu par deux anges symbolisant la Trinité.
Une légende populaire, non vérifiée, évoque un refuge de Jeanne d’Arc dans cet ermitage lors de son voyage entre Sainte-Catherine-de-Fierbois et Chinon en 1429, bien que cette traversée par Saint-Épain reste débattue. La chapelle aurait été construite par un ermite à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle. Le site a connu trois phases de construction : XVe siècle pour le logis, XVIe siècle pour une extension, et XIXe siècle pour des aménagements ultérieurs. La première mention écrite de la chapelle date de 1822, dans un acte de la ville de Sainte-Maure-de-Touraine.
La chapelle et le logis troglodytiques ont été inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté ministériel du 21 octobre 1954. Le site a longtemps été un lieu de pèlerinage, notamment chaque premier dimanche d’octobre. La partie sud de la chapelle, non creusée, est une structure maçonnée rectangulaire abritant l’autel, ajoutée lors d’une seconde phase de construction. Le linteau de la chapelle est surmonté d’un croissant inversé, et les parois intérieures sont ornées de sculptures religieuses, dont une représentation de la Trinité.
Le site est localisé au lieu-dit La Grange aux Dîmes, en bordure sud-est de Saint-Épain, à proximité de Sainte-Maure-de-Touraine. Les roches du site, formées au Turonien supérieur, ont été exploitées dans une ancienne carrière trapézoïdale adjacente. L’ermitage, bien que modeste, illustre l’architecture troglodytique typique de la région, mêlant creusement rocheux et maçonnerie. Son inscription comme monument historique souligne son intérêt patrimonial, lié à la fois à son histoire religieuse, ses légendes locales et son architecture unique.
Les structures troglodytiques de Notre-Dame-de-Lorette, bien que partiellement modifiées au fil des siècles, conservent des éléments médiévaux remarquables, comme les arcs en plein cintre et les sculptures symboliques. Le site, aujourd’hui protégé, témoigne de la vie érémitique et des pratiques dévote de la Touraine, tout en s’inscrivant dans un paysage géologique et historique riche. Son association avec Jeanne d’Arc, bien que non prouvée, contribue à son aura légendaire et à son attractivité culturelle.