Frise chronologique
vers 1880
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
vers 1880 (≈ 1880)
Édifiée d’après les plans d’Alexandre Grigny.
12 septembre 1880
Bénédiction de la chapelle
Bénédiction de la chapelle
12 septembre 1880 (≈ 1880)
Cérémonie officielle après achèvement.
1990-1995
Restauration du monument
Restauration du monument
1990-1995 (≈ 1993)
Travaux de conservation et réhabilitation.
31 décembre 1999
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
31 décembre 1999 (≈ 1999)
Protection officielle par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. D 271) : inscription par arrêté du 31 décembre 1999
Personnages clés
| Alexandre Charles Grigny - Architecte |
Auteur des plans, décédé avant achèvement. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes de Bavincourt a été construite vers la fin du XIXe siècle, peu avant 1880, selon les plans de l'architecte arrageois Alexandre Grigny, décédé avant son achèvement. Bénie le 12 septembre 1880, elle se distingue par son style éclectique mêlant influences gothiques et modernes, typique de son époque. Ses proportions monumentales contrastent avec sa fonction de chapelle votive, reflétant une volonté de grandeur malgré une datation tardive peu remarquable pour l'histoire architecturale.
Le décor extérieur, particulièrement riche, inclut des éléments néo-gothiques comme des gargouilles, des pinacles, et des corniches, ainsi qu’un culot sculpté en forme de monstre léonin. L’intérieur présente une voûte octogonale nervurée, un chœur en hémicycle aveugle couvert d’une demi-coupole, et des colonnettes à chapiteaux feuillagés. Les façades latérales, symétriques, sont percées de rosaces et d’ouvertures fléchées sous des tympans triangulaires, encadrées par des contreforts.
La chapelle a fait l’objet d’une restauration entre 1990 et 1995, période à partir de laquelle une messe annuelle est célébrée le jour de l’Ascension, suivie d’une procession des pèlerins. Classée Monument Historique par arrêté du 31 décembre 1999, elle appartient aujourd’hui à une association diocésaine. Son plan simple, quadrangulaire et à un seul niveau, surplombé d’une coupole polygonale et d’un lanternon, en fait un témoignage modeste mais représentatif de la dévotion mariale de la fin du XIXe siècle.
L’architecte Alexandre Grigny, originaire d’Arras, a marqué le projet par son approche hybride, combinant des références médiévales à des techniques modernes. La localisation de la chapelle, signalée à Bavincourt (Pas-de-Calais) mais parfois associée à Saulty en raison d’une adresse GPS approximative, reflète les incertitudes géographiques des sources historiques. Son inscription au titre des Monuments Historiques souligne sa valeur patrimoniale, malgré son absence de singularité architecturale majeure.
Le contexte de construction s’inscrit dans une période de renouveau religieux en France, marquée par l’essor des pèlerinages à Lourdes après les apparitions de 1858. Les chapelles votives, comme celle de Bavincourt, répondaient à une demande croissante de lieux de dévotion locaux, souvent financés par des associations ou des dons privés. Leur style éclectique illustre la recherche d’une identité visuelle forte, mêlant symbolisme religieux et esthétique historiciste.