Construction de la nef 1577 (≈ 1577)
La sablière sculptée de la nef porte cette date avec l'inscription « Guil et Jacques Les Thébaut ont faict ce boeis ».
1604
Transept et charpente
Transept et charpente 1604 (≈ 1604)
L'extrémité nord du transept et sa charpente lambrissée portent cette date.
1751
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur 1751 (≈ 1751)
Le chœur a été reconstruit peu avant cette date, contemporain de la sacristie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble constitué par la chapelle, son placître et le mur de clôture (cad. C 153, 154, 258) : classement par arrêté du 16 décembre 1963 ; Fontaine de Manéguen sise au Sud de la chapelle (cad. ZK 8) : inscription par arrêté du 16 décembre 1963
Personnages clés
Guil et Jacques Les Thébaut
Artisans ayant réalisé la charpente de la nef en 1577.
M. O. Bigoin
Personnage ayant fait réaliser le bois du bras sud du transept en 1604.
CN Le Touvel
Ermite mentionné dans l'inscription du bras sud du transept.
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-de-Manéguen se situe au lieu-dit Manéguen, commune de Guénin (Morbihan). L'ensemble formé par la chapelle, son placître et le mur de clôture est classé au titre des monuments historiques depuis le 16 décembre 1963 ; la fontaine est inscrite à la même date. L'édifice, en forme de croix latine, est construit en granite et schiste et coiffé d'un clocher de type cornouaillais ; la nef est sans bas-côtés, le pignon ouest présente une frise sculptée et est surmonté d'un campanile. La charpente lambrissée de la nef comporte une sablière sculptée datée de 1577 portant l'inscription « Guil et Jacques Les Thébaut ont faict ce boeis », attestant une construction ou reconstruction à cette date. L'extrémité nord du transept est polygonale, disposition assez rare en Bretagne, et sa charpente lambrissée porte la date de 1604. Les bras du transept résultent de campagnes postérieures : le bras sud porte sur un entrait la date 1604 accompagnée des inscriptions « M : O : BIGOIN : A F : CESTE BOAIS : L (AN) 1604 » et « CN : LE TOUVELLES : ERMITEN ». Sur le cadastre de 1828, le bras sud apparaît partiellement en ruines ; il a été repris et allongé au XIXe siècle. La sacristie forme un chevet polygonal ; elle porte le blason des Kerveno et l'inscription « DU TEMPS DE G A E LE TOV PRETRE ? », et le chœur a été reconstruit peu avant 1751, contemporain de la sacristie. Le blason de la famille de Rimaison, allié à celui des Rohan, figure au-dessus de la porte ouest et sur une sablière côté nord, où il est ici allié à celui de la famille de Martel, seigneur de Ténuel en Guénin ; ces armoiries expliquent la richesse d'un décor savant caractéristique de la seconde Renaissance. La chapelle est entourée d'un placître et l'enclos porte des inscriptions datées 1720 et 1722. De l'autre côté du chemin se trouve un puits daté 1705 ; une autre mention signale un puits situé au sud de la chapelle daté 1715. Sur le sommet occidental du Mané-Guen se trouve la « pierre du sacrifice », un bloc granitique creusé de cavités et de cupules dont l'excavation évoque une tête et un corps ; selon la légende locale, des victimes y étaient offertes et des vieillards venaient y achever leurs jours. Les différents éléments de l'édifice témoignent de campagnes successives de construction et de rénovation.