Frise chronologique
XVIe siècle
Construction de la chapelle et du calvaire
Construction de la chapelle et du calvaire
XVIe siècle (≈ 1650)
Période de construction initiale et réalisation du calvaire.
XVIIe siècle
Poursuite des travaux
Poursuite des travaux
XVIIe siècle (≈ 1750)
Achèvement ou modifications de l’édifice.
21 novembre 1989
Classement monument historique
Classement monument historique
21 novembre 1989 (≈ 1989)
Inscription de la chapelle, du calvaire et du portail.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle ; portail Renaissance de l'ancienne église à l'entrée du cimetière ; calvaire du XVIe siècle dans le cimetière (cad. AB 3, 5) : inscription par arrêté du 21 novembre 1989
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame de Montéglise est un édifice religieux catholique situé dans la commune de Barenton, dans le département de la Manche en Normandie. Construite entre les XVIe et XVIIe siècles, elle incarne l’architecture religieuse de cette période, marquée par des influences Renaissance, notamment visibles dans son portail d’entrée. L’édifice est étroitement lié à l’histoire locale, comme en témoignent les éléments classés qu’il abrite, dont des statues de Vierge à l’Enfant datant des XIVe, XVe et XVIe siècles.
Le site comprend également un calvaire du XVIe siècle et le portail Renaissance de l’ancienne église, tous deux situés à proximité immédiate de la chapelle, dans le cimetière communal. Ces éléments, inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 21 novembre 1989, soulignent l’importance patrimoniale du lieu. La chapelle, propriété de la commune de Barenton, conserve ainsi un mobilier et des structures qui reflètent à la fois la dévotion mariale et l’évolution des styles artistiques entre Moyen Âge tardif et époque moderne.
Dans la Normandie des XVIe et XVIIe siècles, les chapelles comme Notre-Dame de Montéglise jouaient un rôle central dans la vie communautaire. Elles servaient de lieux de prière, de pèlerinage et de rassemblement, souvent associées à des cultes mariaux locaux. Leur construction et leur embellissement reflétaient aussi bien la piété des donateurs que les dynamiques sociales et économiques de l’époque, dans une région alors marquée par les guerres de Religion et une reconstruction progressive.
Le mobilier classé de la chapelle, incluant des représentations de la Vierge à l’Enfant, illustre la continuité des traditions iconographiques médiévales tout en intégrant des innovations stylistiques de la Renaissance. Ces œuvres, souvent commanditées par des familles nobles ou des confréries locales, témoignent de l’importance accordée à la décoration intérieure des lieux de culte. Leur préservation jusqu’à aujourd’hui offre un aperçu précieux des pratiques religieuses et artistiques de la Normandie d’Ancien Régime.