Frise chronologique
XIIe siècle
Origines romanes
Origines romanes
XIIe siècle (≈ 1250)
Construction des parties les plus anciennes.
XIVe siècle
Oratoire initial
Oratoire initial
XIVe siècle (≈ 1450)
Abside actuelle formée par un oratoire.
1er quart du XVIe siècle
Peintures murales
Peintures murales
1er quart du XVIe siècle (≈ 1625)
Réalisées par Andrea de Cella.
1645
Agrandissement
Agrandissement
1645 (≈ 1645)
Ajout d’une nef et d’un portique.
vers 1830
Recouvrement des fresques
Recouvrement des fresques
vers 1830 (≈ 1830)
Badigeon appliqué sur les peintures.
1936
Redécouverte des fresques
Redécouverte des fresques
1936 (≈ 1936)
Dégagement des peintures murales.
4 avril 1939
Classement MH
Classement MH
4 avril 1939 (≈ 1939)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle : classement par arrêté du 4 avril 1939
Personnages clés
| Andrea de Cella - Peintre niçois |
Auteur des fresques du XVIe siècle. |
| Paul Roque - Historien de l’art |
A étudié les peintres primitifs niçois. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-de-Protection, située au Haut de Cagnes-sur-Mer dans les Alpes-Maritimes, trouve ses origines dans un oratoire du XIVe siècle, aujourd’hui intégré à l’abside à cinq pans. Ce monument, dont les parties les plus anciennes remontent au XIIe siècle, a été significativement agrandi en 1645 par l’adjonction d’une nef et d’un portique à deux arches. L’édifice conserve un décor peint exceptionnel, réalisé au premier quart du XVIe siècle et attribué à Andrea de Cella, un artiste niçois. Ces fresques, redécouvertes en 1936 après avoir été recouvertes de badigeon vers 1830, illustrent des scènes des Évangélistes, de la vie de la Vierge et de l’Enfance du Christ, bien que leur état soit aujourd’hui altéré.
L’abside et la travée adjacente abritent également des peintures murales de la fin du XVIe siècle, témoignant des transformations successives du lieu. La chapelle se distingue par son retable du XVIIe siècle, ainsi que par des statues de saint Sébastien et de saint Roch, invoqués contre la peste, reflétant les préoccupations sanitaires de l’époque. Classée monument historique le 4 avril 1939, cette chapelle incarne à la fois un patrimoine artistique remarquable et un lieu de dévotion ancré dans l’histoire locale. Son décor, bien que partiellement dégradé, offre un aperçu rare de l’art religieux niçois entre Moyen Âge et époque moderne.
Les sources historiques, notamment les travaux de Paul Roque sur les peintres primitifs niçois, soulignent l’importance de ce site pour comprendre l’évolution des pratiques artistiques et religieuses en Provence-Alpes-Côte d’Azur. La chapelle, propriété de la commune, reste un témoignage architectural et pictural majeur, mêlant héritage roman, Renaissance et baroque. Son classement parmi les monuments historiques en 1939 a permis de préserver ce patrimoine, tout en mettant en lumière son rôle dans la mémoire collective de Cagnes-sur-Mer.