Première mention de Roubignac 804 (≈ 804)
Cité comme *Villa Rubia* dans un cartulaire.
988
Testament de saint Fulcran
Testament de saint Fulcran 988 (≈ 988)
Première mention de la paroisse.
XIIe siècle
Construction de la chapelle romane
Construction de la chapelle romane XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice actuel avec tympan pré-roman réutilisé.
1308
Perte du statut paroissial
Perte du statut paroissial 1308 (≈ 1308)
Rattachement au prieuré de Lauzières.
23 septembre 1954
Classement monument historique
Classement monument historique 23 septembre 1954 (≈ 1954)
Protection officielle de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame de Roubignac : classement par arrêté du 23 septembre 1954
Personnages clés
Saint Fulcran - Évêque de Lodève
Aurait construit la chapelle au Xe ou XIIe siècle.
Origine et histoire de la Chapelle Notre-Dame de Roubignac
La chapelle Notre-Dame de Roubignac est un édifice roman du XIIe siècle situé à 3 km au nord-ouest d'Octon, dans l'Hérault. Mentionnée dès le Xe siècle sous le nom Ecclesia S. Mariæ in villa Roviniaco, elle aurait été construite par saint Fulcran, évêque de Lodève. Son tympan pré-roman et ses chapiteaux sculptés (volutes, palmettes, personnages) illustrent une transition vers le gothique, visible dans ses contreforts et sa voûte à onglets.
Le site de Roubignac, cité dès 804 sous Villa Rubia dans le cartulaire de l'abbaye de Gellone, devint une église rurale au XIVe siècle. Classée monument historique en 1954, la chapelle se distingue par son clocher rectangulaire à baies campanaires et son portail sud orné d'une croix pattée encadrée de deux orants. Son chevet pentagonal, voûté en cul-de-four, et ses doubleaux à chapiteaux sculptés témoignent de son importance architecturale médiévale.
La chapelle perdit son statut paroissial en 1308, lorsque ses fidèles furent rattachés au prieuré de Lauzières. Son tympan, initialement attribué au Xe ou XIe siècle par les chercheurs du XIXe siècle, est aujourd’hui considéré comme un élément pré-roman intégré à la construction du XIIe. L’édifice, propriété communale, conserve des traces de son rôle central dans la vie religieuse locale, entre héritage carolingien et innovations romanes.