Frise chronologique
1138-1143
Première mention écrite
Première mention écrite
1138-1143 (≈ 1141)
Citée dans une bulle papale d'Innocent II.
fin XIIe siècle
Construction présumée
Construction présumée
fin XIIe siècle (≈ 1295)
Griffes aux colonnes et style architectural.
XVIe siècle
Restauration partielle
Restauration partielle
XVIe siècle (≈ 1650)
Voûte en berceau brisé refaite.
1679
Authentification des reliques
Authentification des reliques
1679 (≈ 1679)
Phalange de saint Césaire certifiée.
1720
Fin de l'usage paroissial
Fin de l'usage paroissial
1720 (≈ 1720)
Devenue chapelle du cimetière.
9 décembre 1939
Classement monument historique
Classement monument historique
9 décembre 1939 (≈ 1939)
Inscrite par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle du cimetière : inscription par arrêté du 9 décembre 1939
Personnages clés
| Pape Innocent II - Auteur de la bulle pontificale |
Premier document écrit mentionnant la chapelle. |
| Marcus Octavius Népos - Défunis du sarcophage romain |
Cendres conservées dans un sarcophage du IVe siècle. |
| Saint Césaire - Évêque d'Arles (Ve-VIe siècle) |
Relique (phalange) conservée dans un buste reliquaire. |
| Mgr Louis d'Aube de Roquemartine - Évêque de Grasse (XVIIe siècle) |
Authentifia la relique de saint Césaire en 1679. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-de-Sardaigne, située dans le cimetière de Saint-Cézaire-sur-Siagne (Alpes-Maritimes), est mentionnée pour la première fois entre 1138 et 1143 dans une bulle du pape Innocent II. Cet édifice, initialement église paroissiale jusqu’en 1720, fut ensuite transformé en chapelle funéraire. Son architecture, marquée par des griffes à la base des colonnes et une voûte en berceau brisé partiellement refaite au XVIe siècle, suggère une construction datant de la fin du XIIe siècle. La chapelle illustre le style roman provençal, avec une nef unique à trois travées et une abside semi-circulaire.
La chapelle abrite un mobilier remarquable, dont un sarcophage romain du IVe siècle ayant contenu les cendres de Marcus Octavius Népos, ainsi qu’un buste reliquaire de saint Césaire, authentifié en 1679 par Mgr Louis d'Aube de Roquemartine, évêque de Grasse. Ce reliquaire renferme une phalange de l’évêque, tandis qu’un second reliquaire est dédié à sainte Victoire. Ces éléments soulignent le rôle religieux et mémoriel du lieu à travers les siècles.
Classée monument historique depuis le 9 décembre 1939, la chapelle se distingue par sa façade occidentale ornée d’une baie cruciforme et son appareil de pierre soigné. Son histoire reflète les évolutions liturgiques et architecturales de la région, depuis son usage paroissial médiéval jusqu’à sa fonction actuelle dans l’enceinte du cimetière communal. Les sources, comme les travaux de Jacques Thirion (Alpes romanes, 1980), confirment son importance patrimoniale dans le pays de Haute-Siagne.