Première mention écrite 1166 (≈ 1166)
Charte restituant Sérigny à l’abbaye Saint-Sulpice.
milieu du XVe siècle
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur milieu du XVe siècle (≈ 1550)
Campagne majeure de restauration et remaniement.
6 août 2009
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 6 août 2009 (≈ 2009)
Protection de la chapelle en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité (à l'exclusion toutefois de la construction qui lui est accolée au nord-ouest du choeur) (cad. ZM 22 - 5, rue de la Pièce de Devant, 111 - 1, rue de la Chaussée de César, lieudit " La Chapelle du Puits ") : inscription par arrêté du 6 août 2009
Personnages clés
Abbaye bénédictine de Saint-Sulpice de Bourges - Propriétaire médiéval
Bénéficiaire des coutumes de Sérigny en 1166.
Origine et histoire de la Chapelle Notre-Dame de Sérigny
La chapelle Notre-Dame de Sérigny, située à Civray dans le Cher, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Placée sur l’ancienne voie romaine reliant Poitiers à Bourges, elle est mentionnée pour la première fois dans une charte de 1166. Ce document atteste de sa dépendance à l’abbaye bénédictine de Saint-Sulpice de Bourges, confirmant son rôle dans le réseau monastique médiéval. La chapelle, de plan allongé, suit le modèle des églises romanes du Berry, avec une nef unique et un chevet plat.
La première campagne de construction, au XIIe siècle, concerne la nef romane, caractéristique par sa longueur et son étroitesse. Au milieu du XVe siècle, une seconde phase de travaux transforme l’édifice : le chœur est reconstruit, la dernière travée de la nef est remaniée, et une charpente à chevrons portant fermes est ajoutée. Ces modifications reflètent les évolutions architecturales de l’époque, marquant la transition entre le style roman et les influences gothiques tardives.
Au XIXe siècle, la chapelle perd partiellement sa vocation religieuse. Son intérieur est compartimenté pour créer des logements et un atelier de maréchal-ferrant, illustrant les adaptations des bâtiments historiques aux besoins pratiques des époques postérieures. Malgré ces transformations, l’édifice conserve des éléments structuraux majeurs, comme son vaisseau unique et son chevet plat, témoins de son histoire médiévale.
Classée Monument Historique par arrêté du 6 août 2009, la chapelle est aujourd’hui protégée dans son intégralité, à l’exception d’une construction accolée au nord-ouest du chœur. Son inscription souligne son importance patrimoniale, liée à son architecture hybride (romane et Renaissance) et à son ancrage dans l’histoire religieuse et routière du Berry.