Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Première édification de la chapelle
1675
Révolte des Bonnets rouges
Révolte des Bonnets rouges
1675 (≈ 1675)
Proclamation du Code paysan depuis le calvaire
2 décembre 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
2 décembre 1926 (≈ 1926)
Inscription chapelle et calvaire
1964
Restauration de la toiture
Restauration de la toiture
1964 (≈ 1964)
Travaux sur la couverture
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Tréminou et restes du calvaire (cad. ZH 26, 103) : inscription par arrêté du 2 décembre 1926
Personnages clés
| Torreben - Chef des Bonnets rouges |
Aura caché un trésor près de la chapelle |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame de Tréminou, située à Plomeur en pays Bigouden (Bretagne sud-ouest), trouve son origine au XIIIe siècle, avec des restaurations majeures aux XIVe et XVIe siècles. Son nom, souvent interprété comme « la trève de saint Menou », signifierait en réalité « ferme où est stocké le chanvre » en breton, reflétant l’importance économique locale liée à l’exportation de toiles de lin et de chanvre au Moyen Âge. La chapelle, de plan en T, se distingue par son clocher à jour et sa maîtresse-vitre flamboyante du XVIe siècle, ainsi que par des sablières sculptées et des statues en bois polychrome des XVIe et XVIIe siècles.
Le site est indissociable de la révolte des Bonnets rouges : le 2 juillet 1675, son calvaire-chaire extérieur servit de tribune pour proclamer le Code paysan, texte revendicatif rédigé par les représentants de 14 paroisses du Cap Caval. Une légende locale raconte qu’un trésor, amassé pour financer la révolte et caché par le chef Torreben, serait toujours enfoui près de la chapelle, signalé par une lumière mystérieuse le dimanche des Rameaux. Ce lieu de rassemblement historique reste un symbole de résistance paysanne.
Classée monument historique depuis 1926, la chapelle abrite aussi une fontaine de dévotion à 500 mètres au sud, ainsi qu’une stèle christianisée témoignant d’un ancien culte celtique. Son pardon, célébré le 4e dimanche de septembre, perpétue une tradition religieuse et communautaire ancrée dans le pays Bigouden. La toiture, refaite en 1964, et la sacristie du XVIIe siècle complètent cet édifice marqué par l’histoire sociale et architecturale bretonne.