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Chapelle Notre-Dame de Tréminou à Plomeur dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle gothique

Chapelle Notre-Dame de Tréminou à Plomeur

    245 Treminou
    29120 Plomeur
Propriété de la commune
Chapelle Notre-Dame de Tréminou à Plomeur
Chapelle Notre-Dame de Tréminou à Plomeur
Chapelle Notre-Dame de Tréminou à Plomeur
Chapelle Notre-Dame de Tréminou à Plomeur
Chapelle Notre-Dame de Tréminou à Plomeur
Chapelle Notre-Dame de Tréminou à Plomeur
Chapelle Notre-Dame de Tréminou à Plomeur
Chapelle Notre-Dame de Tréminou à Plomeur
Crédit photo : Havang - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction initiale
1675
Révolte des Bonnets rouges
2 décembre 1926
Classement monument historique
1964
Restauration de la toiture
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle de la Tréminou et restes du calvaire (cad. ZH 26, 103) : inscription par arrêté du 2 décembre 1926

Personnages clés

Torreben - Chef des Bonnets rouges Aura caché un trésor près de la chapelle

Origine et histoire

La chapelle Notre-Dame de Tréminou, située à Plomeur en pays Bigouden (Bretagne sud-ouest), trouve son origine au XIIIe siècle, avec des restaurations majeures aux XIVe et XVIe siècles. Son nom, souvent interprété comme « la trève de saint Menou », signifierait en réalité « ferme où est stocké le chanvre » en breton, reflétant l’importance économique locale liée à l’exportation de toiles de lin et de chanvre au Moyen Âge. La chapelle, de plan en T, se distingue par son clocher à jour et sa maîtresse-vitre flamboyante du XVIe siècle, ainsi que par des sablières sculptées et des statues en bois polychrome des XVIe et XVIIe siècles.

Le site est indissociable de la révolte des Bonnets rouges : le 2 juillet 1675, son calvaire-chaire extérieur servit de tribune pour proclamer le Code paysan, texte revendicatif rédigé par les représentants de 14 paroisses du Cap Caval. Une légende locale raconte qu’un trésor, amassé pour financer la révolte et caché par le chef Torreben, serait toujours enfoui près de la chapelle, signalé par une lumière mystérieuse le dimanche des Rameaux. Ce lieu de rassemblement historique reste un symbole de résistance paysanne.

Classée monument historique depuis 1926, la chapelle abrite aussi une fontaine de dévotion à 500 mètres au sud, ainsi qu’une stèle christianisée témoignant d’un ancien culte celtique. Son pardon, célébré le 4e dimanche de septembre, perpétue une tradition religieuse et communautaire ancrée dans le pays Bigouden. La toiture, refaite en 1964, et la sacristie du XVIIe siècle complètent cet édifice marqué par l’histoire sociale et architecturale bretonne.

Liens externes