Origine de la chapelle XIIIe siècle (≈ 1350)
La chapelle Notre-Dame de Tréminou trouve son origine à cette période.
XIVe siècle
Restauration initiale
Restauration initiale XIVe siècle (≈ 1450)
La chapelle a connu des restaurations importantes durant ce siècle.
Début du XVe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef Début du XVe siècle (≈ 1504)
La nef de la chapelle a été construite au début de ce siècle.
Début du XVIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur Début du XVIe siècle (≈ 1604)
Le chœur de la chapelle a été construit au début de ce siècle.
XVIe siècle
Maîtresse-vitre flamboyante
Maîtresse-vitre flamboyante XVIe siècle (≈ 1650)
La maîtresse-vitre de style flamboyant a été ajoutée durant ce siècle.
2 juillet 1675
Révolte des Bonnets rouges
Révolte des Bonnets rouges 2 juillet 1675 (≈ 1675)
Proclamation du « Code paysan » et des revendications des représentants de quatorze paroisses du Cap Caval.
XVIIe siècle
Refonte de la sacristie
Refonte de la sacristie XVIIe siècle (≈ 1750)
La sacristie a été refaite durant ce siècle.
2 décembre 1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2 décembre 1926 (≈ 1926)
La chapelle et son calvaire sont inscrits au titre des monuments historiques.
1964
Rénovation de la toiture
Rénovation de la toiture 1964 (≈ 1964)
La toiture de la chapelle a été refaite cette année-là.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Tréminou et restes du calvaire (cad. ZH 26, 103) : inscription par arrêté du 2 décembre 1926
Personnages clés
Torreben
Chef des insurgés lors de la révolte des Bonnets rouges, aurait caché un trésor près de la chapelle.
Origine et histoire de la Chapelle Notre-Dame de Tréminou
La chapelle Notre‑Dame de Tréminou, située sur la commune de Plomeur en pays Bigouden, occupe une place importante dans le patrimoine religieux du Finistère et reste le centre d’un pardon très fréquenté. L’édifice trouve son origine au XIIIe siècle et a connu des restaurations aux XIVe et XVIe siècles. La nef est datée du début du XVe siècle et le chœur du début du XVIe siècle ; la sacristie a été refaite au XVIIe siècle. La maîtresse‑vitre de style flamboyant appartient au XVIe siècle et la toiture a été refaite en 1964. L’intérieur conserve des sablières sculptées, une voûte en berceau et des poutres transversales, ainsi que quelques statues en bois polychrome datées du XVe au XVIIe siècle, parmi lesquelles une Notre‑Dame de Tréminou et une pietà. À l’extérieur, l’enclos paroissial comporte une chaire à prêcher surmontée d’une très ancienne croix. À l’est de la chapelle se dressent les restes d’un calvaire‑chaire : il a perdu sa croix mais représente un type de calvaire à chaire relativement rare. C’est d’ailleurs du haut de ce calvaire‑chaire que furent, le 2 juillet 1675, proclamés le « Code paysan » et les revendications des représentants de quatorze paroisses du Cap Caval, lors de la révolte des Bonnets rouges. Une légende locale rapporte qu’un chef des insurgés, nommé Torreben, aurait caché un trésor près de la chapelle et que, le dimanche des Rameaux, une lumière apparaîtrait au‑dessus de la cachette. À environ 150 mètres à l’ouest, une stèle de l’âge du fer, christianisée par la suite, témoigne d’un ancien culte celtique en ce lieu. La fontaine de dévotion de Tréminou se trouve à environ 500 mètres au sud, au hameau de Lestréminou. Le pardon de la chapelle est célébré le quatrième dimanche de septembre. La chapelle et son calvaire sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 2 décembre 1926.