Installation du jubé 1612 (≈ 1612)
Ajout d'un jubé en bois polychrome représentant des scènes religieuses.
4e quart XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale 4e quart XVIe siècle (≈ 1687)
Édification de la nef et du chœur de la chapelle.
1er quart XVIIe siècle
Ajout du bas-côté
Ajout du bas-côté 1er quart XVIIe siècle (≈ 1725)
Construction du bas-côté nord et reconstruction de la façade ouest.
1765
Construction de la fontaine
Construction de la fontaine 1765 (≈ 1765)
Édification de la fontaine de dévotion de Kerblaye.
1818
Modifications structurelles
Modifications structurelles 1818 (≈ 1818)
Suppression possible d'un porche et ajout d'une sacristie.
20 mars 1934
Inscription historique
Inscription historique 20 mars 1934 (≈ 1934)
La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame-de-Vérité (cad. YI 20) : inscription par arrêté du 20 mars 1934
Origine et histoire de la Chapelle Notre-Dame-de-Vérité
La Chapelle Notre-Dame-de-Vérité, située au lieu-dit «Kerbley» — aussi appelée «Nelhouët» — à Caudan (Morbihan), est une chapelle rectangulaire construite dans la première moitié du XVIe siècle. Elle se compose d’une nef et d’un bas-côté nord, ajouté dans le premier quart du XVIIe siècle ; cet agrandissement a entraîné la reconstruction de la façade ouest. Le bas-côté est séparé de la nef par des arcades ogivales portées par des colonnes dépourvues de chapiteaux. Le pignon d’entrée présente une silhouette mêlant des éléments gothiques et Renaissance, avec un fronton au-dessus de la porte. La porte sud, de style gothique flamboyant tardif, est ornée d’une accolade sculptée, d’un fleuron et de petits pinacles, et un banc de pierre destiné aux pèlerins court le long du mur extérieur. Le jubé, daté de 1612, comportait des panneaux en bois polychrome représentant les douze apôtres, le Sauveur, la Vierge et le jugement de Pilate ; huit de ces panneaux subsistaient mais ont disparu pendant la Seconde Guerre mondiale. La chapelle conserve des statues, dont un Christ en croix, une Vierge à l’Enfant et saint Cornéli. Autrefois, une roue de justice réunissait les personnes souhaitant se soumettre au jugement de Dieu, pratique qui a donné son nom au lieu. À une centaine de mètres se trouve la fontaine de dévotion de Kerblaye, datée de 1765 et portant l’inscription «NOTRE DAME DE VERITE MDCCLXV». L’édifice est également surnommé chapelle du Nelhouët ou, en breton an elhouët, «l’ange de la forêt», en référence à un ange aux ailes déployées sculpté sur une gargouille. Lors du pèlerinage qui se tient le deuxième dimanche de juillet, on chante traditionnellement un cantique breton de trente-huit couplets qui relate plusieurs miracles obtenus en ce lieu. Le mur nord montre des traces de reprise qui semblent correspondre à la suppression d’un corps en avancée, peut‑être un porche figurant sur le plan cadastral de 1818, et une sacristie a été ajoutée au nord‑est après 1818. La chapelle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 20 mars 1934.