Origine et histoire de la Chapelle Notre-Dame-de-Vie
La chapelle Notre-Dame-de-Vie de Mougins, édifiée au XVIe siècle dans les Alpes-Maritimes, conserve des traces de son origine romane malgré des reconstructions ultérieures. Son architecture se distingue par un grand porche à trois arcades, un clocher carré du XIe siècle, et une grille en fer forgé. À l’intérieur, on trouve des cippes romains, un buste du XVIIIe siècle de Sainte-Innocence, ainsi qu’une toile et des ex-voto de la même époque. Un ermitage du début du XVIIe siècle, accolé à la chapelle, complète l’ensemble, entouré d’un enclos abritant une croix du XVe siècle.
La chapelle était autrefois un sanctuaire à répit, lieu où l’on amenait des enfants mort-nés dans l’espoir qu’ils «ressuscitent» le temps d’un baptême pendant la messe. Ce rituel, bien que rare, atteste de son importance spirituelle et populaire. Elle a aussi inspiré des artistes, comme Winston Churchill, qui l’a peinte. En 1931, un tombeau monumental y fut construit pour la famille Guinness, notamment pour Bridget, épouse de Benjamin Seymour Guinness, inhumée après son décès dans sa résidence voisine, le mas Notre-Dame-de-Vie.
Classée monument historique le 24 janvier 1927, la chapelle fait aujourd’hui l’objet d’un projet de restauration visant à la transformer en petit musée, tout en préservant sa fonction religieuse. Son patrimoine mobilier inclut des reliquaires du XVIe siècle, des toiles des XVIIIe et XIXe siècles, et un Chemin de Croix contemporain réalisé par Maryvonne Schatz. Ces éléments soulignent son rôle à la fois culturel, historique et spirituel dans la région.
La chapelle s’inscrit dans un contexte architectural riche, aux côtés d’autres édifices religieux de Mougins, comme l’église Saint-Jacques-le-Majeur, remaniée aux XVe et XIXe siècles, ou l’ancienne chapelle des pénitents (actuelle mairie), datant du XVIe siècle. Ces monuments illustrent l’évolution du patrimoine religieux local, marqué par des influences romanes, médiévales et modernes.