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Propriété de la commune
04700 Lurs, Notre Dame des Anges
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
…
1600
1700
1800
1900
2000
milieu du XIIe siècle
Échange avec les Templiers
Échange avec les Templiers milieu du XIIe siècle (≈ 1250)
L’évêque de Sisteron cède le domaine aux Templiers.
1660
Apparition mariale
Apparition mariale 1660 (≈ 1660)
La Vierge Marie apparaît, déclenchant un pèlerinage.
1662-1674
Construction de la chapelle actuelle
Construction de la chapelle actuelle 1662-1674 (≈ 1668)
Édifiée comme chapelle des récollets.
XVIIIe siècle
Agrandissement et réparations
Agrandissement et réparations XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout de chapelles latérales et travaux.
13 janvier 1997
Classement monument historique
Classement monument historique 13 janvier 1997 (≈ 1997)
Inscription officielle au titre des monuments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. B 1031) : inscription par arrêté du 13 janvier 1997
Personnages clés
Pierre François Lafiteau - Évêque de Sisteron
Sépulture et gisant classés dans la chapelle.
Antoine d'Arbaud de Bargemon - Évêque de Sisteron (1648-1666)
Gisant conservé dans la chapelle.
Origine et histoire de la Chapelle Notre-Dame-des-Anges
La chapelle Notre-Dame-des-Anges de Lurs, située dans les Alpes-de-Haute-Provence, est un édifice religieux aux origines médiévales. Construite sur les vestiges d’une chapelle antérieure datant peut-être du XIe siècle, elle est mentionnée dès le XIIe siècle lors d’un échange entre l’évêque de Sisteron et les Templiers. Le site, alors nommé Notre-Dame-d’Olon (Alaunium), devient un lieu de pèlerinage après la peste noire, renforçant son importance spirituelle et historique.
La chapelle actuelle est érigée entre 1662 et 1674 comme chapelle du couvent des récollets, suite à une apparition mariale rapportée en 1660. Au XVIIIe siècle, elle est agrandie avec six chapelles latérales voûtées d’ogives, un style archaïque pour l’époque, et subit des réparations majeures dans les années 1750. Son chœur surélevé abrite une crypte s’étendant au-delà des limites actuelles du bâtiment, témoignant de son évolution architecturale complexe.
Classée monument historique en 1997, la chapelle abrite un mobilier remarquable, dont 43 ex-voto, un autel en bois doré du XVIIIe siècle, et des gisants d’évêques de Sisteron, comme ceux de Pierre François Lafiteau (mort en 1764) et Antoine d'Arbaud de Bargemon (1602-1666). Ses éléments décoratifs, comme les plats de quête en cuivre du XVIe siècle ou les santons de la crèche (1855-1895), illustrent la richesse de son patrimoine religieux et artistique.
Le site, marqué par des apparitions et des pèlerinages, incarne à la fois un héritage médiéval et une histoire baroque. Son clocher carré, ses baies lumineuses, et ses sépultures épiscopales en font un monument emblématique de la Provence-Alpes-Côte d’Azur, souvent cité dans les guides spécialisés.