Frise chronologique
1202
Attribution à l'abbaye de Goailles
Attribution à l'abbaye de Goailles
1202 (≈ 1202)
Première mention écrite de l'église.
XVe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur
XVe siècle (≈ 1550)
Baie flamboyante et voûtes en berceau.
vers 1850
Restauration par Pompée
Restauration par Pompée
vers 1850 (≈ 1850)
Façade occidentale et cimetière aménagé.
1914
Travaux intérieurs
Travaux intérieurs
1914 (≈ 1914)
Pavement et enduits refaits.
1978
Classement du mobilier
Classement du mobilier
1978 (≈ 1978)
Vierge de majesté et autel protégés.
2010
Inscription monument historique
Inscription monument historique
2010 (≈ 2010)
Protection totale de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité, y compris le revers pavé (cad. ZH 44) : inscription par arrêté du 6 août 2010
Personnages clés
| Pompée - Architecte bisontin |
Restaura la façade en 1850. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-des-Bois de Villers-sous-Chalamont, située dans le Doubs, est un édifice religieux dont la construction remonte au moins au XVe siècle, bien que des vestiges suggèrent une origine plus ancienne. Elle est mentionnée dès 1202 comme dépendance de l'abbaye de Goailles, et sa nef pourrait dater du XIIIe ou XIVe siècle. Des urnes funéraires et tombes du bas Moyen Âge, découvertes lors de travaux au XIXe siècle, attestent d'une occupation ancienne du site. La chapelle, entourée d'un cimetière aménagé en 1850, fut partiellement restaurée par l'architecte bisontin Pompée, qui intervint notamment sur la façade occidentale et le clocher-porche.
En 1914, des travaux intérieurs modifièrent les enduits et le pavement, tandis que la grande baie flamboyante de l'abside, datant du XVe siècle, fut préservée. La nef et le chœur, composés chacun de deux travées voûtées en berceau, sont éclairés par des ouvertures rares. Certains éléments du mobilier, comme une statue de Vierge de majesté et l'autel, furent classés en 1978. La chapelle, propriété communale, fut inscrite en totalité aux monuments historiques en 2010, incluant son revers pavé.
Rattachée à la paroisse de Levier et au diocèse de Besançon, la chapelle illustre l'évolution architecturale et religieuse de la région. Son clocher-porche, typique des édifices ruraux, et ses restaurations successives reflètent les besoins cultuels et mémoriels des communautés locales, du Moyen Âge à l'époque contemporaine. Les découvertes archéologiques, comme les urnes cinéraires, soulignent son rôle dans la continuité funéraire et spirituelle du territoire.