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Chapelle Notre-Dame-des-Cyclistes de Labastide-d'Armagnac dans les Landes

Patrimoine classé Musée Chapelle romane Villa Gallo-Romaine

Chapelle Notre-Dame-des-Cyclistes de Labastide-d'Armagnac

    Quartier de Geou (Voie Verte du Marsan et de l'Armagnac)
    40240 Labastide-d'Armagnac
Propriété de la commune
Chapelle Notre-Dame-des-Cyclistes de Labastide-dArmagnac
Chapelle Notre-Dame-des-Cyclistes de Labastide-dArmagnac
Chapelle Notre-Dame-des-Cyclistes de Labastide-dArmagnac
Chapelle Notre-Dame-des-Cyclistes de Labastide-dArmagnac
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1900
2000
4e quart XIe siècle
Construction de la chapelle
1270
Devenue église paroissiale
1355
Destruction du château de Géou
22 août 1958
Idée de l'abbé Massie
18 mai 1959
Consécration par Jean XXIII
27 février 1996
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise, avec les sol et sous-sol de la parcelle d'assiette (cad. B 256) : inscription par arrêté du 27 février 1996

Personnages clés

Abbé Joseph Massie - Curé et initiateur du sanctuaire A eu l’idée en 1958.
Pape Jean XXIII - Consécrateur du sanctuaire Officialisa le lieu en 1959.
Henry Anglade - Ancien coureur cycliste Conçut le vitrail moderne.

Origine et histoire

La chapelle Notre-Dame-des-Cyclistes, initialement appelée chapelle de Géou, fut édifiée à la fin du XIe siècle sur les vestiges d’une villa gallo-romaine. Elle devint église paroissiale vers 1270 et faisait partie d’une forteresse templière, dont il ne reste aujourd’hui que ses murs. Le château de Géou, associé à cette forteresse, fut détruit en 1355 par le Prince Noir. La chapelle, longtemps abandonnée, fut restaurée pour devenir un lieu de culte dédié aux cyclistes.

En août 1958, l’abbé Joseph Massie, bloqué par la pluie, célébra une messe improvisée dans la chapelle. À la sortie, il eut l’idée de la dédier aux cyclistes, s’inspirant de la Madonna del Ghisallo en Italie. Le 18 mai 1959, le pape Jean XXIII la consacra officiellement comme Sanctuaire National du Cyclisme, placée sous la protection de la Vierge. Depuis, une messe y est célébrée chaque lundi de Pentecôte.

La chapelle abrite un musée du cyclisme, où sont exposés des maillots de champions (Darrigade, Anquetil, Merckx, Hinault...) et des objets emblématiques, comme le vélo du film Les Cracks (1968). Un vitrail moderne, conçu par l’ancien coureur Henry Anglade, orne désormais l’édifice. Le Tour de France y est passé cinq fois (1984, 1989, 1995, 2000, 2023), avec un départ en 1989.

Le site, inscrit comme monument historique en 1996 et classé pour son intérêt pittoresque en 1980, symbolise le lien entre patrimoine religieux et culture cycliste. L’abbé Massie, cycliste passionné, avait lui-même traversé les Alpes à vélo en 1958 pour rapporter la flamme de la Madonna del Ghisallo, renforçant ce lien transalpin.

La chapelle s’inscrit dans une tradition de sanctuaires sportifs des Landes, aux côtés de Notre-Dame-de-la-Course-Landaise et Notre-Dame-du-Rugby. Son histoire mêle ainsi héritage médiéval, dévotion mariale et passion pour le vélo, attirant pèlerins et amateurs de cyclisme du monde entier.

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