Frise chronologique
vers 1495
Réalisations des fresques
Réalisations des fresques
vers 1495 (≈ 1495)
Peintures attribuées à Giovanni Canavesio.
4e quart XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
4e quart XVe siècle (≈ 1587)
Édification de la chapelle primitive.
vers 1661
Acquisition par les Pénitents blancs
Acquisition par les Pénitents blancs
vers 1661 (≈ 1661)
Agrandissement avec une nef supplémentaire.
27 mars 2000
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
27 mars 2000 (≈ 2000)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. A 463) : classement par arrêté du 27 mars 2000
Personnages clés
| Giovanni Canavesio - Peintre piémontais |
Auteur présumé des fresques (vers 1495). |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-des-Douleurs est une chapelle catholique située à Peillon, dans les Alpes-Maritimes. Construite au 4e quart du XVe siècle, elle est un exemple remarquable de l’art religieux médiéval tardif dans la région. Ses peintures murales, réalisées vers 1495 et attribuées au peintre piémontais Giovanni Canavesio, illustrent des scènes de la Passion du Christ et des représentations de saints. Ces fresques, inspirées de celles de la chapelle Notre-Dame-des-Fontaines, comptent parmi les plus anciennes de la région niçoise.
À l’origine, la chapelle était probablement liée à une confrérie des Pénitents blancs, fondée vers la même époque. Cette confrérie, qui se réunissait initialement dans l’église du château de Peillon, en devint propriétaire vers 1661, date des plus anciens registres conservés. Elle fit alors agrandir l’édifice en ajoutant une nef plus haute et plus large que la chapelle primitive, tout en préservant les peintures du chœur, restées intactes.
Le décor mural, exécuté à la détrempe, couvre la voûte et le chevet. On y trouve huit scènes de la Passion (comme le Baiser de Judas ou le Couronnement d’épines), ainsi qu’une Pietà centrale entourée de saint Antoine et sainte Pétronille. Ces œuvres, antérieures à celles de Notre-Dame-des-Fontaines selon certains experts, témoignent de l’influence des peintres primitifs niçois dans les Alpes du Sud.
La chapelle a subi des remaniements aux XVIe et XVIIe siècles, notamment l’ajout d’une sacristie et la modification de la nef, initialement charpentée, désormais couverte d’un berceau à lunettes. Le chœur, voûté en berceau plein cintre, a conservé son décor d’origine. Classée Monument Historique le 27 mars 2000, elle appartient aujourd’hui à la commune de Peillon.
Les sources historiques mentionnent également des liens avec d’autres chapelles peintes du pays niçois, comme celles de Lucéram ou Sigale. Son iconographie et son architecture reflètent les pratiques dévotionnelles et artistiques de la région à la fin du Moyen Âge, marquées par l’influence des confréries de pénitents et des artistes italiens.