Construction initiale 4e quart XVe siècle (≈ 1587)
Édification de la chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.
Fin XVe siècle
Décoration du chœur
Décoration du chœur Fin XVe siècle (≈ 1595)
Peintures murales attribuées à Giovanni Canavesio.
1661
Agrandissement de la chapelle
Agrandissement de la chapelle 1661 (≈ 1661)
Ajout d'une nef plus haute et plus large par la confrérie des Pénitents blancs.
XVIe et XVIIe siècles
Remaniments majeurs
Remaniments majeurs XVIe et XVIIe siècles (≈ 1750)
Modifications de la nef et de la sacristie.
27 mars 2000
Classement historique
Classement historique 27 mars 2000 (≈ 2000)
La chapelle est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. A 463) : classement par arrêté du 27 mars 2000
Personnages clés
Giovanni Canavesio
Peintre piémontais ayant décoré le chœur de la chapelle.
Marc Thibout
Historien ayant étudié les peintures de la chapelle.
Origine et histoire de la Chapelle Notre-Dame-des-Douleurs
La chapelle Notre‑Dame‑des‑Sept‑Douleurs, dite des Pénitents blancs, se situe sur la commune de Peillon, dans les Alpes‑Maritimes. Sa construction remonte au XVe siècle : certaines sources la placent au milieu du siècle, d'autres dans le dernier quart du XVe siècle. Des remaniements importants ont été effectués aux XVIe et XVIIe siècles, notamment sur la nef et la sacristie. La nef, vraisemblablement charpentée à l'origine, est aujourd'hui couverte d'un berceau à lunettes, tandis que le chœur est voûté en berceau plein cintre. Une confrérie des Pénitents blancs, fondée probablement à la même époque que la chapelle, se réunissait d'abord dans l'église du château de Peillon puis semble être devenue propriétaire de l'édifice ; les registres survivants permettent de situer cette appropriation vers 1661. C'est alors que la confrérie fit agrandir la chapelle en ajoutant une courte nef, plus haute et plus large que l'édifice primitif. Le chœur avait été décoré dès la fin du XVe siècle par un ensemble de peintures murales à la détrempe, datées selon les sources vers 1490–1495, et attribuées à Giovanni Canavesio, peintre piémontais actif dans les Alpes du Sud à la même époque. Le programme pictural, essentiellement consacré à la Passion du Christ, comprend sur la voûte huit scènes — le Christ au Jardin des Oliviers, le baiser de Judas, le Christ devant Caïphe, la flagellation et le reniement de saint Pierre, les outrages infligés au Christ, le couronnement d'épines, le Christ devant Pilate et la pendaison de Judas — et, sur le chevet, une Pietà au centre surmontée de la Crucifixion avec Marie et Jean, encadrée par saint Antoine à gauche et sainte Pétronille lisant à droite. Ces peintures paraissent dériver de celles de la chapelle Notre‑Dame‑des‑Fontaines ; selon Marc Thibout, elles leur sont légèrement antérieures. L'édifice est classé au titre des monuments historiques depuis le 27 mars 2000.