Construction du clocher avant 1643 (≈ 1643)
Ajout majeur au XVIIe siècle
fin XVIe siècle
Surélévation de la chapelle
Surélévation de la chapelle fin XVIe siècle (≈ 1695)
Travaux probablement achevés en 1589
1793
Dégâts révolutionnaires
Dégâts révolutionnaires 1793 (≈ 1793)
Chapelle endommagée pendant la Révolution
1819-1841
Restauration post-révolutionnaire
Restauration post-révolutionnaire 1819-1841 (≈ 1830)
Toitures, autels et mobilier refaits
1868
Refonte du portail
Refonte du portail 1868 (≈ 1868)
Remplacement du portail du XIIIe siècle
1964-1970
Nettoyage par des bénévoles
Nettoyage par des bénévoles 1964-1970 (≈ 1967)
Préparation aux restaurations ultérieures
28 décembre 1978
Classement monument historique
Classement monument historique 28 décembre 1978 (≈ 1978)
Protection officielle par l’État
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame-des-Monts (cad. K 853) : classement par arrêté du 28 décembre 1978
Personnages clés
Gui Ier Guerra - Comte de Vintimille
Remet Breil à Gênes en 1157
Guillaume Ier - Fils du comte de Vintimille
Assiégé à Breil en 1184
Augustin Reibaudi - Peintre de Triora
Auteur des fresques en 1571
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-des-Monts, située sur la route de La Madone du Mont à Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes), est un édifice aux origines médiévales. Elle aurait été l’ancienne église paroissiale du village, alors installé dans le quartier actuel du Bourg. Des éléments architecturaux comme l’absidiole sud, l’abside et le mur latéral sud témoignent du premier art roman, datable de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle. Ces parties présentent des similitudes avec l’église de la Madone del Poggio à Saorge, renforçant cette hypothèse chronologique. Le village de Breil, mentionné pour la première fois en 1157 sous le nom de « Brehl », était alors un lieu stratégique lié aux comtes de Vintimille et à la république de Gênes.
Au XIIIe siècle, la chapelle subit des modifications majeures : construction de l’absidiole nord, du mur latéral nord, des piliers et des arcs intérieurs. Les ouvertures sont élargies et un porche est ajouté. En 1571, le peintre Augustin Reibaudi, originaire de Triora, réalise des fresques dont il ne reste aujourd’hui que des vestiges. À la fin du XVIe siècle, la chapelle est surélevée (probablement achevée en 1589, selon une inscription disparue), puis les voûtes sont surbaissées au XVIIe siècle et un clocher est érigé avant 1643. Endommagée pendant la Révolution en 1793, elle est restaurée entre 1819 et 1841, avec la réfection des toitures, des autels et du mobilier, ainsi que l’ajout d’une nouvelle cloche en 1868.
Classée monument historique le 28 décembre 1978, la chapelle a bénéficié de nettoyages par des bénévoles entre 1964 et 1970, suivis de restaurations par les Monuments historiques. Son histoire reflète les évolutions architecturales et politiques de la région, marquée par les conflits entre seigneurs locaux, la république de Gênes et les transformations religieuses post-Révolution. Les analogies stylistiques avec d’autres édifices des Alpes-Maritimes, comme la Madone del Poggio, soulignent son importance dans le patrimoine roman provençal.
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