Frise chronologique
1143
Première mention indirecte
Première mention indirecte
1143 (≈ 1143)
Dépendance de l'église Saint-Romain citée.
1233
Reconnaissance féodale
Reconnaissance féodale
1233 (≈ 1233)
Fief du prieuré du Vigan confirmé.
fin XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XIIe siècle (≈ 1295)
Édification supposée de la chapelle romane.
1323
Legs de Guibert III
Legs de Guibert III
1323 (≈ 1323)
Financement pour son entretien.
1646
Reconstruction baroque
Reconstruction baroque
1646 (≈ 1646)
Agrandissement par le chapitre du Vigan.
1652
Date gravée
Date gravée
1652 (≈ 1652)
Relief au-dessus du portail ouest.
1698
Tabernacle de Jean Tournié
Tabernacle de Jean Tournié
1698 (≈ 1698)
Œuvre majeure du mobilier.
1806
Réouverture post-Révolution
Réouverture post-Révolution
1806 (≈ 1806)
Rétablissement du culte local.
1973
Protection MH
Protection MH
1973 (≈ 1973)
Classement du portail et inscription.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail principal avec ses vantaux (cad. C 289) : classement par arrêté du 4 octobre 1973 ; Chapelle, sauf partie classée (cad. C 289) : inscription par arrêté du 4 octobre 1973
Personnages clés
| Guibert III de Thémines - Seigneur et bienfaiteur |
Lègue des fonds en 1323. |
| Alain de Solminihac - Évêque de Cahors |
Supervise la reconstruction (XVIIe). |
| Jean Tournié - Sculpteur baroque |
Auteur du tabernacle (1698). |
| Abbé Destrau - Curé de Saint-Romain |
Relance le pèlerinage (XIXe). |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-des-Neiges de Gourdon, située dans le Lot en Occitanie, trouve ses origines à la fin du XIIe siècle. Initialement dédiée à Notre-Dame de Leveio, invoquée contre la peste, elle est mentionnée pour la première fois en 1143 comme dépendance de l'église Saint-Romain, puis confirmée en 1233 comme fief du prieuré du Vigan. Une charte de 1323 atteste son existence ancienne, liée à un legs de Guibert III de Thémines pour son entretien. Son abside romane, seule partie conservée, témoigne de cette période médiévale.
La chapelle, ravagée par les guerres de Religion, est reconstruite et agrandie en 1646 sous l'impulsion des chanoines du Vigan, après un conflit juridique avec l'évêque de Cahors sur la nomination du chapelain. Le portail ouest, daté de 1652, et les éléments baroques comme le tabernacle de Jean Tournié (1698) illustrent cette renaissance. Fermée pendant la Révolution, elle rouvre en 1806 grâce à une pétition des habitants, avant d'être rénovée au XIXe siècle pour relancer le pèlerinage.
Classée partiellement aux monuments historiques en 1973, la chapelle conserve un mobilier baroque remarquable, dont un retable et un tabernacle reflétant la Contre-Réforme. Son portail principal, avec ses vantaux sculptés, est protégé au titre des monuments historiques. Aujourd’hui, elle reste un lieu de patrimoine actif, lié à l’histoire religieuse et sociale du Quercy.