Frise chronologique
fin XIIIe siècle
Construction de la chapelle actuelle
Construction de la chapelle actuelle
fin XIIIe siècle (≈ 1395)
Remplace une première chapelle près d’un cimetière.
XVe siècle
Transformation du chevet
Transformation du chevet
XVe siècle (≈ 1550)
Remplacement par une abside polygonale.
1er décembre 1561
Pillage et incendie par les protestants
Pillage et incendie par les protestants
1er décembre 1561 (≈ 1561)
Destruction partielle pendant les guerres de Religion.
1809
Suppression du cimetière
Suppression du cimetière
1809 (≈ 1809)
Décret napoléonien mettant fin à son usage funéraire.
1884
Réalisation des vitraux
Réalisation des vitraux
1884 (≈ 1884)
Œuvre du maître-verrier Henri Feur.
22 février 1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
22 février 1926 (≈ 1926)
Reconnaissance officielle de sa valeur patrimoniale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame du Bourg : inscription par arrêté du 22 février 1926
Personnages clés
| Jules Mascaron - Évêque d'Agen |
En fait un lieu de dévotion mariale. |
| Henri Feur - Maître-verrier bordelais |
Auteur des vitraux en 1884. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame du Bourg est une chapelle catholique située à Agen, dans le département de Lot-et-Garonne, en Nouvelle-Aquitaine. Construite à la fin du XIIIe siècle, elle remplace une première chapelle édifiée près d’un cimetière chrétien situé hors de la première enceinte urbaine. Devenue église paroissiale sous le nom de Notre-Dame du Bourg, elle est intégrée dans la seconde enceinte de la ville. Ce monument illustre l’expansion médiévale d’Agen et son rôle religieux central dans la cité.
Au XVe siècle, le chevet initialement carré est remplacé par une abside polygonale, modifiant son apparence gothique. La chapelle subit un pillage et un incendie en 1561, lors des guerres de Religion, quand les protestants s’emparent d’Agen. Ils détruisent alors la cathédrale Saint-Étienne, la collégiale Saint-Caprais et Notre-Dame du Bourg. Un procès-verbal dresse l’état des dégâts, conduisant à sa restauration et à son agrandissement par l’ajout d’un bas-côté sud. L’évêque Jules Mascaron en fait ensuite un lieu de dévotion mariale, lui valant le surnom de Notre-Dame de Grâce.
En 1809, le cimetière attitré est supprimé par décret napoléonien, marquant une rupture avec son usage funéraire historique. La chapelle est finalement inscrite au titre des monuments historiques le 22 février 1926, reconnaissant sa valeur patrimoniale. Ses vitraux, réalisés en 1884 par le maître-verrier bordelais Henri Feur, témoignent des restaurations du XIXe siècle et de son rôle culturel durable dans la ville.
Aujourd’hui, l’édifice incarne à la fois l’héritage médiéval d’Agen, les bouleversements des guerres de Religion et les adaptations architecturales liées à son usage liturgique et commémoratif. Son inscription parmi les monuments historiques souligne son importance dans le paysage religieux et patrimonial de la Nouvelle-Aquitaine.