Construction de la chapelle 1520-1540 (≈ 1530)
Édifiée sous Cyprienne de Rohan Pouldu.
25 janvier 1800
Rassemblement chouan
Rassemblement chouan 25 janvier 1800 (≈ 1800)
Messe avant la bataille du Loc’h.
19 septembre 1931
Classement monument historique
Classement monument historique 19 septembre 1931 (≈ 1931)
Protection officielle de l’État.
1931
Effondrement du beffroi
Effondrement du beffroi 1931 (≈ 1931)
Ruine partielle du transept.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Burgo (cad. F 128) : classement par arrêté du 19 septembre 1931
Personnages clés
Cyprienne de Rohan Pouldu - Commanditaire de la chapelle
Dame de Kermainguy, armoiries visibles.
Georges Cadoudal - Chef chouan
Y rassemble ses troupes en 1800.
Origine et histoire de la Chapelle Notre-Dame du Burgo
La chapelle Notre-Dame du Burgo, située au lieu-dit Burgo sur la commune de Grand-Champ (Morbihan), est un édifice religieux en forme de croix latine, construit entre 1520 et 1540 sous l’impulsion de Cyprienne de Rohan Pouldu, dame de Kermainguy. Ses armoiries ornent encore le pignon du chœur. L’architecture mêle nef, transept et chœur à chevet carré, avec une charpente en bois datée de 1528 et 1538 par les sablières sculptées. Les façades en granit, typiques du gothique flamboyant breton, sont rehaussées de crochets sur les rampants et de pinacles sur les contreforts. À l’intérieur, des piscines murales et des portes en anse de panier (sud et ouest) témoignent de son riche décor d’origine.
La chapelle est marquée par deux événements historiques majeurs : l’effondrement de son beffroi Renaissance en 1931, entraînant la ruine partielle du transept, et son rôle lors des guerres de Chouannerie, quand les troupes de Georges Cadoudal s’y rassemblèrent le 25 janvier 1800 pour une messe avant la bataille du pont du Loc’h. Classée monument historique le 19 septembre 1931, elle appartient aujourd’hui à la commune. Son style architectural et ses décors en font un exemple remarquable du patrimoine religieux breton de la Renaissance.
Les matériaux et techniques utilisés — granit local, voûtes en bois peint, motifs sculptés — reflètent les savoir-faire des artisans du XVIe siècle en Bretagne. La chapelle illustre aussi l’influence des seigneurs locaux, comme Cyprienne de Rohan, dans la commanditaire d’édifices religieux à cette époque. Son état actuel, malgré les dégradations, conserve des éléments uniques comme les dates gravées sur les sablières ou les traces des rassemblements chouans, liant histoire religieuse et militaire.
Le site, propriété communale, reste un témoignage des transformations architecturales et politiques de la région, entre Moyen Âge tardif et époque moderne. Son classement en 1931 souligne sa valeur patrimoniale, bien que certaines parties (comme le transept) nécessitent une restauration. Les sources disponibles (Wikipédia, Monumentum) confirment son importance dans l’histoire du Morbihan et des monuments historiques français.