Frise chronologique
XVe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XVe siècle (≈ 1550)
Fondation et édification gothique tardive
3 février 1879
Classement monument historique
Classement monument historique
3 février 1879 (≈ 1879)
Protection officielle par arrêté ministériel
mars 1887
Photographies de Mieusement
Photographies de Mieusement
mars 1887 (≈ 1887)
Devise républicaine visible sur le fronton
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle dite du Champdé (ancienne) : classement par arrêté du 3 février 1879
Personnages clés
| Séraphin-Médéric Mieusement - Photographe |
A documenté la façade en 1887 |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-du-Champdé, située à Châteaudun dans le département d'Eure-et-Loir, est un ancien édifice religieux catholique dont il ne subsiste aujourd’hui que la façade. Ce vestige, datant du XVe siècle, marque la fin de la période gothique par son portail richement ouvragé. La façade, seule partie conservée, sert désormais d’entrée au cimetière du Champdé, témoignant de la réutilisation des monuments historiques dans l’urbanisme moderne.
Classée au titre des monuments historiques par arrêté du 3 février 1879, cette chapelle illustre l’intérêt patrimonial porté aux édifices médiévaux dès la fin du XIXe siècle. Les photographies de Séraphin-Médéric Mieusement, prises en mars 1887, révèlent que la devise républicaine « Liberté, Égalité, Fraternité » était alors inscrite sur son fronton, reflétant les tensions entre héritage religieux et symboles de la Troisième République. Ce détail souligne la dimension politique et culturelle des monuments pendant cette période.
Propriété de la commune de Châteaudun, la chapelle Notre-Dame-du-Champdé est un exemple typique des petites constructions religieuses rurales du Centre-Val de Loire. Son portail, décrit comme un chef-d’œuvre de la fin du gothique, attire l’attention des historiens de l’architecture. Bien que partiellement détruite, sa protection précoce (1879) en fait l’un des premiers monuments classés d’Eure-et-Loir, aux côtés d’autres édifices majeurs de la région.