Frise chronologique
vers 1535
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
vers 1535 (≈ 1535)
Financée par la fabrique paroissiale.
1548 et 1553
Ajout de verrières
Ajout de verrières
1548 et 1553 (≈ 1553)
Preuves des dons de la fabrique.
1653
Construction de la sacristie
Construction de la sacristie
1653 (≈ 1653)
Inscription *Y. Guen Coat Fraval*.
31 mars 1916
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
31 mars 1916 (≈ 1916)
Protection de l'édifice et de son décor.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame-du-Crann (cad. H 1041) : classement par arrêté du 31 mars 1916
Personnages clés
| Metre H. Bonet - Vicaire perpétuel |
Membre de la fabrique en 1535. |
| I. Lescoat - Procureur de la fabrique |
Cité dans l'inscription fondatrice. |
| Y. Guen Coat Fraval - Donateur ou artisan |
Inscription sur la sacristie (1653). |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame du Crann, située à Spézet en Bretagne, fut construite vers 1535 sur les terres des seigneurs du Vieux-Châtel, succédant probablement à un premier édifice du XIIIe siècle. Son plan en croix latine, atypique pour une chapelle avec ses bas-côtés, évoque plutôt les églises paroissiales locales. La façade ouest, désaxée par rapport à la nef, révèle un ajustement en cours de chantier, tandis que les façades nord et sud, symétriques, s’ornent de sculptures renaissantes (anges, motifs géométriques) et de baies ogivales. Le décor intérieur, marqué par des arcades ouvragées et une charpente lambrissée à liernes, porte des traces de peintures anciennes.
La chapelle dépendait de la paroisse de Spézet, rattachée au chapitre de Quimper depuis 1218. Son édification fut financée par la fabrique paroissiale, comme l’atteste une inscription de 1535 mentionnant Metre H. Bonet (vicaire perpétuel) et I. Lescoat (procureur). Deux verrières, datées de 1548 et 1553, confirment la prospérité de la fabrique, alimentée par un pèlerinage florissant autour de reliques prestigieuses (lait de la Vierge, saint Julien, Sainte Croix). Ces dons attirèrent des artistes quimpérois, peut-être via le chapitre, pour réaliser un ensemble homogène de vitraux et mobilier (retable, maître-autel).
Au XVIIe siècle, la sacristie (1653, inscription Y. Guen Coat Fraval) et un clocher (date indéterminée) furent ajoutés. Le rôle des seigneurs locaux, comme les Vieux-Châtel, reste flou malgré leur chapelle privée dans le transept nord. Le trésor de reliques, incluant des fragments de saints et du Saint-Sépulcre, renforça le rayonnement du lieu. L’architecture mêle schiste et granite, ce dernier réservé aux éléments structuraux (contreforts, pignons), tandis que le portail ouest, sobre et décentré, contraste avec la richesse des autres façades. Classée Monument Historique en 1916, la chapelle illustre la transition entre gothique et Renaissance en Bretagne.