Frise chronologique
avant 1067
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
avant 1067 (≈ 1067)
Prieuré dépendant de La Chaise-Dieu fondé.
1094
Inhumation de Seguin d'Escotay
Inhumation de Seguin d'Escotay
1094 (≈ 1094)
3e abbé enterré dans l'église.
XIe–XIVe siècles
Construction et extensions
Construction et extensions
XIe–XIVe siècles (≈ 1450)
Édifice complété sur plusieurs siècles.
XVe siècle
Destruction de la nef
Destruction de la nef
XVe siècle (≈ 1550)
Probablement par les Routiers.
1826
Rattachement à Antignac
Rattachement à Antignac
1826 (≈ 1826)
Déclassée après le Concordat.
1930
Classement MH et effondrement
Classement MH et effondrement
1930 (≈ 1930)
Couverture de la nef s’effondre.
2004–2005
Restauration
Restauration
2004–2005 (≈ 2005)
Couverture de la nef rétablie.
2020–2021
Nouveau chemin d’accès
Nouveau chemin d’accès
2020–2021 (≈ 2021)
Sentier reconstruit après éboulement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame-du-Roc-Vignonnet (ruines) : classement par arrêté du 21 novembre 1930
Personnages clés
| Saint Robert - Fondateur de La Chaise-Dieu |
Dédicataire de l’église priorale. |
| Seguin d'Escotay - 3e abbé de La Chaise-Dieu |
Inhumé dans l’église en 1094. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame du Roc-Vignonnet, située à Antignac dans le Cantal, est un édifice emblématique du style roman auvergnat. Fondée au XIe siècle comme prieuré dépendant de l’abbaye de La Chaise-Dieu, elle fut dédiée à saint Robert, fondateur de cette abbaye. Sa construction, principalement en tuf volcanique et moellons de gneiss, s’échelonna du XIe au XIVe siècle, avec une nef disparue dès le XVe siècle, probablement détruite par les Routiers ou les guerres de Religion. Le chevet, typique du XIIe siècle, se compose de trois absides semi-circulaires voûtées en cul-de-four, ornées de modillons et de cordons à motifs de tresse.
La chapelle connut un déclin progressif à partir du XVIIIe siècle, abandonnée au profit de l’église paroissiale d’Antignac. Délaissée définitivement à la fin du XIXe siècle, sa nef s’effondra vers 1930. Classée monument historique en 1930, elle fut restaurée en 2004-2005 pour rétablir sa couverture. Son architecture mêle une façade occidentale en moellons de gneiss, surmontée d’un clocheton, et un intérieur aux chapiteaux sculptés (lions, palmettes, entrelacs). Les trous de boulin visibles sur les murs témoignent des échafaudages médiévaux.
Selon des sources historiques, le prieuré de Vignonnet aurait été fondé avant 1067, avec l’inhumation en 1094 de Seguin d’Escotay, 3e abbé de La Chaise-Dieu, dans l’église. Une charte médiévale mentionne aussi un château et une chapelle dédiée à saint Victor sur le site, bien que leur localisation exacte reste incertaine. Utilisée comme chapelle de pèlerinage, elle fut rattachée à la paroisse d’Antignac en 1826 après le Concordat. L’absidiole nord abrite une cavité voûtée, peut-être un ossuaire d’époque indéterminée.
L’accès à la chapelle, perchée à 1 km à l’ouest du village, se fait par un sentier pédestre abrupt, reconstruit en 2021 après l’éboulement de l’ancien chemin en 2020. Son isolement et son architecture en font un témoignage rare de l’art roman auvergnat, marqué par l’influence de La Chaise-Dieu et les techniques locales de taille de pierre.