Vente comme bien national 26 septembre 1792 (≈ 1792)
Conséquence de la Révolution française
juin 1940
Dommages subis
Dommages subis juin 1940 (≈ 1940)
Lié à la Seconde Guerre mondiale
1983
Cession à la commune
Cession à la commune 1983 (≈ 1983)
Transfert de propriété à Sotteville-sur-Mer
28 septembre 2006
Inscription monument historique
Inscription monument historique 28 septembre 2006 (≈ 2006)
Protection officielle de l'édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité (cad. ZH 3) : inscription par arrêté du 28 septembre 2006
Personnages clés
Abbaye de la Trinité de Fécamp - Institution fondatrice
Propriétaire de la léproserie au XIIe
Origine et histoire de la Chapelle Notre-Dame-du-Val
La chapelle Notre-Dame-du-Val, située à Sotteville-sur-Mer en Seine-Maritime, est un édifice catholique dont la construction actuelle remonte principalement au XVIe siècle. Elle est le dernier vestige d’une léproserie fondée au XIIe siècle par l’abbaye de la Trinité de Fécamp. Bien que des traditions locales évoquent une origine plus ancienne, au Xe siècle, les éléments architecturaux les plus tangibles, comme les baies en lancette et le pignon ouest, suggèrent une fondation médiévale. L’édifice, construit en grès, silex et tuf, a subi des modifications majeures au XVIe siècle, période à laquelle il prend sa forme actuelle : une nef unique prolongée par un chœur plus étroit à chevet plat.
Vendue comme bien national le 26 septembre 1792 lors de la Révolution française, la chapelle a ensuite connu des dommages en juin 1940, probablement liés aux événements de la Seconde Guerre mondiale. Après avoir changé de mains, elle est finalement cédée à la commune de Sotteville-sur-Mer en 1983. L’édifice, qui abritait autrefois des sculptures datant du XIIIe au XVIe siècle, conserve aujourd’hui un retable du XVIIe siècle et une statue de Vierge à l’Enfant. Ces éléments, ainsi que son histoire liée à la léproserie et à l’abbaye de Fécamp, lui valent une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 28 septembre 2006.
La chapelle illustre l’évolution architecturale et religieuse de la Normandie, passant d’un lieu de soin et d’isolement pour les lépreux à un patrimoine communal préservé. Son inscription récente parmi les monuments historiques souligne son importance comme témoignage matériel de l’histoire médiévale et moderne de la région. Les matériaux utilisés (silex, tuf, grès) et les traces des différentes époques en font un exemple représentatif des constructions religieuses rurales, marquées par des réutilisations et des adaptations successives.