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Propriété de la commune
35 Chemin de la Chapelle 84800 L'Isle-sur-la-Sorgue
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
…
2000
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification succédant à une première église.
XIIe siècle
Transformation monastique
Transformation monastique XIIe siècle (≈ 1250)
Voûte en berceau, arcatures et contreforts ajoutés.
XIIIe siècle
Ajout d'une tribune
Ajout d'une tribune XIIIe siècle (≈ 1350)
Aménagement aujourd’hui disparu.
Début XIVe siècle
Chapelle latérale nord
Chapelle latérale nord Début XIVe siècle (≈ 1404)
Percement disparu ultérieurement.
12 juillet 2016
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 12 juillet 2016 (≈ 2016)
Protection intégrale de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité, ainsi que l'assiette de sa parcelle, telle que délimitée par un liséré rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. BH 694) : inscription par arrêté du 12 juillet 2016
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur nommé.
Origine et histoire
La chapelle Saint-Andéol, située à L'Isle-sur-la-Sorgue, fut édifiée au XIe siècle pour succéder à une première église. Son architecture primitive fut profondément remaniée au XIIe siècle par des moines : la nef fut voûtée en berceau, ornée d’arcatures aveugles et renforcée par des pilastres à dosserets, eux-mêmes contrebutés par des contreforts extérieurs. Ces transformations reflètent l’influence des ordres monastiques dans la région à cette époque, où les édifices religieux servaient à la fois de lieux de culte et de centres de pouvoir spirituel et économique.
Au XIIIe siècle, une tribune fut ajoutée sur la travée occidentale, tandis qu’une chapelle latérale fut percée au nord au début du XIVe siècle, deux aménagements aujourd’hui disparus. L’édifice abritait alors un prieuré doté de dépendances, soulignant son rôle central dans la vie locale. Une particularité architecturale subsiste : une fenêtre basse dans le mur sud de l’abside, offrant depuis le cimetière une vue directe sur le sanctuaire et la pierre de dédicace. Cet aménagement, peut-être lié à un culte des reliques, disparut après le XIVe siècle.
À la Révolution, la chapelle fut vendue comme bien national à un agriculteur, marquant la fin de sa vocation religieuse initiale. Classée Monument Historique en 2016, elle est aujourd’hui propriété de la commune. Son abside, avec son ouverture atypique, et ses éléments romans (voûte, arcatures) témoignent de son évolution entre fonction liturgique, symbolique et patrimoniale.