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Chapelle Saint-André dans les Hautes-Alpes

Chapelle Saint-André

    20 Rue de l'École
    05220 au Monêtier-les-Bains
Propriété de la commune
Chapelle Saint-André
Chapelle Saint-André
Chapelle Saint-André
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 860
Fondation légendaire
vers 1480
Peintures murales
1720
Incendie destructeur
11 octobre 1990
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Saint-Pierre (cad. AB 104) : inscription par arrêté du 18 juin 1987

Personnages clés

Saint Eldrade - Abbé de Novalèse Fondateur légendaire vers 860

Origine et histoire

La chapelle Saint-André, située au Monêtier-les-Bains dans les Hautes-Alpes, est un édifice religieux dont les origines remontent à une fondation légendaire attribuée à saint Eldrade, abbé de Novalèse, vers 860. Cependant, la structure actuelle date principalement du milieu du XVe siècle, comme en témoignent les peintures murales du mur ouest, estimées vers 1480. Les matériaux utilisés, tels que le tuf pour le portail et le clocher, ou le marbre gris du linteau, reflètent les ressources locales et les techniques de construction de l’époque médiévale tardive.

L’histoire de la chapelle est marquée par des transformations majeures, notamment après l’incendie de 1720 qui détruisit la couverture d’ardoises originale et les appuis de la voûte. La toiture actuelle, en tôle ondulée, remplace ce couvert historique, tandis que le sol, dallé d’ardoises, conserve une partie de son aspect d’origine. Classée Monument Historique par arrêté du 11 octobre 1990, la chapelle appartient aujourd’hui à la commune et illustre l’évolution architecturale et artistique d’un lieu de culte alpin sur près de six siècles.

Les périodes de construction s’échelonnent du XIVe siècle au XVIe siècle, avec des ajouts ou modifications significatifs au 4e quart du XVe siècle. Le portail, la porte latérale et le clocher, tous en tuf, ainsi que les éléments en marbre et ardoise, soulignent l’importance des matériaux régionaux. Malgré les aléas historiques, comme l’incendie du XVIIIe siècle, l’édifice reste un témoignage précieux du patrimoine religieux et artistique des Hautes-Alpes, mêlant héritage médiéval et adaptations ultérieures.

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