Frise chronologique
1143
Première mention écrite
Première mention écrite
1143 (≈ 1143)
Appelée *Notre-Dame-de-Julhans* dans les textes.
XIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XIIe siècle (≈ 1250)
Période de fondation du monument actuel.
XVIIe siècle
Abandon du site
Abandon du site
XVIIe siècle (≈ 1750)
Déplacement de la population vers la plaine.
1987
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1987 (≈ 1987)
Protection officielle du site et de ses vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-André-de-Julhans, dans la forêt domaniale de Fontblanche, ainsi que le mur d'enceinte au nord-est et la partie de plateau au nord de la chapelle comprenant des traces d'habitation (cad. L 1) : inscription par arrêté du 18 juin 1987
Personnages clés
| Grégoire VII - Pape (1073–1085) |
Dédia l’église Saint-Jean-Baptiste en 1079. |
| Joseph-Aristide Toucas - Géologue (1843–1911) |
Découvreur du *Bédoulien*, formation géologique locale. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-André-de-Julhans, située à Roquefort-la-Bédoule dans les Bouches-du-Rhône, date du XIIe siècle. Elle est mentionnée dès 1143 sous le nom de Notre-Dame-de-Julhans, mais aussi appelée Saint-André de Julhans ou Notre-Dame de Sécheresse. Au Moyen Âge, elle était entourée de quelques habitations, mais fut abandonnée au XVIIe siècle, lorsque la population descendit dans la plaine pour fonder le village actuel. Ce monument, inscrit aux Monuments Historiques en 1987, témoigne de l’occupation médiévale du site, lié à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille.
Le village médiéval de Roquefort, dont la chapelle faisait partie, s’est développé comme refuge pour les populations fuyant les raids sarrasins entre le Ve et le XIIe siècle. Le site, dominé par une forteresse du XIe siècle et une première église Saint-Jean-Baptiste, fut un centre fortifié dépendant de l’abbaye de Saint-Victor. En 1079, le pape Grégoire VII dédia l’église Saint-Jean-Baptiste, confirmant son importance religieuse. La chapelle Saint-André, perchée sur un piton, illustre cette période de repli défensif avant l’essor du bourg dans la plaine aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Au XIXe siècle, Roquefort-la-Bédoule se transforma avec l’industrialisation, notamment grâce aux carrières et cimenteries exploitant le Bédoulien, une formation géologique locale. La chapelle, restaurée partiellement par une association puis par le conseil départemental (propriétaire actuel), reste un symbole du patrimoine médiéval provençal. Son isolement actuel, dans la forêt domaniale, contraste avec son rôle passé au cœur d’un village fortifié, aujourd’hui réduit à des ruines.
Le site inclut également des traces d’habitations et un mur d’enceinte au nord-est, protégés avec la chapelle. Ces vestiges, associés aux ruines du vieux Roquefort, rappellent l’organisation défensive et communautaire du Moyen Âge. La chapelle, bien que désaffectée, conserve une valeur historique majeure pour comprendre l’évolution du peuplement et des activités locales, des raids sarrasins à l’ère industrielle.