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Chapelle Saint-André-de-Julhans de Roquefort-la-Bédoule dans les Bouches-du-Rhône

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane

Chapelle Saint-André-de-Julhans de Roquefort-la-Bédoule

    650 Chemin des Bastides 
    13830 Roquefort-la-Bédoule
Propriété du département
Chapelle Saint-André-de-Julhans de Roquefort-la-Bédoule
Chapelle Saint-André-de-Julhans de Roquefort-la-Bédoule
Chapelle Saint-André-de-Julhans de Roquefort-la-Bédoule
Chapelle Saint-André-de-Julhans de Roquefort-la-Bédoule
Chapelle Saint-André-de-Julhans de Roquefort-la-Bédoule
Chapelle Saint-André-de-Julhans de Roquefort-la-Bédoule
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Chapelle Saint-André-de-Julhans de Roquefort-la-Bédoule
Chapelle Saint-André-de-Julhans de Roquefort-la-Bédoule
Chapelle Saint-André-de-Julhans de Roquefort-la-Bédoule
Crédit photo : Thérèse Gaigé - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1700
1800
1900
2000
1143
Première mention écrite
XIIe siècle
Construction de la chapelle
XVIIe siècle
Abandon du site
1987
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Saint-André-de-Julhans, dans la forêt domaniale de Fontblanche, ainsi que le mur d'enceinte au nord-est et la partie de plateau au nord de la chapelle comprenant des traces d'habitation (cad. L 1) : inscription par arrêté du 18 juin 1987

Personnages clés

Grégoire VII - Pape (1073–1085) Dédia l’église Saint-Jean-Baptiste en 1079.
Joseph-Aristide Toucas - Géologue (1843–1911) Découvreur du *Bédoulien*, formation géologique locale.

Origine et histoire

La chapelle Saint-André-de-Julhans, située à Roquefort-la-Bédoule dans les Bouches-du-Rhône, date du XIIe siècle. Elle est mentionnée dès 1143 sous le nom de Notre-Dame-de-Julhans, mais aussi appelée Saint-André de Julhans ou Notre-Dame de Sécheresse. Au Moyen Âge, elle était entourée de quelques habitations, mais fut abandonnée au XVIIe siècle, lorsque la population descendit dans la plaine pour fonder le village actuel. Ce monument, inscrit aux Monuments Historiques en 1987, témoigne de l’occupation médiévale du site, lié à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille.

Le village médiéval de Roquefort, dont la chapelle faisait partie, s’est développé comme refuge pour les populations fuyant les raids sarrasins entre le Ve et le XIIe siècle. Le site, dominé par une forteresse du XIe siècle et une première église Saint-Jean-Baptiste, fut un centre fortifié dépendant de l’abbaye de Saint-Victor. En 1079, le pape Grégoire VII dédia l’église Saint-Jean-Baptiste, confirmant son importance religieuse. La chapelle Saint-André, perchée sur un piton, illustre cette période de repli défensif avant l’essor du bourg dans la plaine aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Au XIXe siècle, Roquefort-la-Bédoule se transforma avec l’industrialisation, notamment grâce aux carrières et cimenteries exploitant le Bédoulien, une formation géologique locale. La chapelle, restaurée partiellement par une association puis par le conseil départemental (propriétaire actuel), reste un symbole du patrimoine médiéval provençal. Son isolement actuel, dans la forêt domaniale, contraste avec son rôle passé au cœur d’un village fortifié, aujourd’hui réduit à des ruines.

Le site inclut également des traces d’habitations et un mur d’enceinte au nord-est, protégés avec la chapelle. Ces vestiges, associés aux ruines du vieux Roquefort, rappellent l’organisation défensive et communautaire du Moyen Âge. La chapelle, bien que désaffectée, conserve une valeur historique majeure pour comprendre l’évolution du peuplement et des activités locales, des raids sarrasins à l’ère industrielle.

Liens externes