Début de la construction Xe siècle (≈ 1050)
Début de l'édification de la chapelle Saint-André.
XIe siècle
Construction principale
Construction principale XIe siècle (≈ 1150)
Édification majeure de la chapelle avec des techniques romanes.
Fin du XVe siècle
Ajout de la fenêtre sud
Ajout de la fenêtre sud Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Construction de la petite fenêtre sud et peintures murales.
1954
Redécouverte des peintures
Redécouverte des peintures 1954 (≈ 1954)
Redécouverte des peintures murales par l'abbé Paul Latapie.
14 novembre 1979
Classement historique
Classement historique 14 novembre 1979 (≈ 1979)
La chapelle est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-André (ancienne église paroissiale) , avec ses peintures murales (cad. D 143) : classement par arrêté du 14 novembre 1979
Personnages clés
Paul Latapie
Abbé ayant redécouvert les peintures murales en 1954
Ossip Zadkine
Artiste ayant accompagné l'abbé Latapie lors de la redécouverte
Famille Vassal de Saint-Gily
Propriétaire du château de Péchaudié et mécène de la chapelle
Origine et histoire de la Chapelle Saint-André
La chapelle Saint-André est située aux Arques, dans le département du Lot. L'édifice, de style roman, a été construit entre le Xe et le XIIe siècle ; son plan et certaines techniques de construction, notamment des joints tracés au fer et peints visibles dans l'abside et sur l'arc triomphal, permettent de l'attribuer au XIe siècle. La petite fenêtre sud semble dater de la fin du XVe siècle et le mur nord a été partiellement reconstruit à la fin de la guerre de Cent Ans. D'abord église paroissiale, la chapelle a reçu des donations de la famille Vassal de Saint-Gily, propriétaire du château de Péchaudié situé à proximité ; la paroisse fut supprimée pendant la Révolution puis rétablie au Concordat (Clary, 1986). Les peintures murales, probablement réalisées à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle, ont été redécouvertes en 1954 par l'abbé Paul Latapie lors d'une visite avec Ossip Zadkine. L'édifice est classé au titre des monuments historiques le 14 novembre 1979.
L'église présente une nef unique rectangulaire couverte d'une charpente et un chevet formé d'une abside en cul-de-four. Le mur ouest est surmonté d'un clocher-mur. L'abside s'ouvre sur la nef par un grand arc triomphal en plein cintre dont les retombées portent sur deux piliers engagés ; la voûte de l'abside s'arrondit en demi-coupole.
La chapelle conserve un ensemble de peintures murales. Dans l'abside figure Dieu le Père, coiffé de la tiare et portant le globe ; cette représentation a remplacé au XVe siècle celle du Fils, tandis que les symboles des évangélistes (tétramorphe) ont été maintenus. De part et d'autre de l'ouverture de l'abside est peinte l'Annonciation, séparée par une bande décorative verticale des scènes représentant les apôtres, répartis en deux groupes de part et d'autre du chœur. Les piliers soutenant l'arc triomphal sont ornés de personnages, dont un saint Christophe, et la face du pilier droit tournée vers la nef porte la représentation de la Flagellation du Christ. En bas du chœur court une large frise demi-circulaire en forme d'échiquier, composée de six rangées superposées de losanges coloriés, qui complète le décor.