Chapelle Saint-André des Arques aux Arques dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane

Chapelle Saint-André des Arques

  • D46
  • 46250 Les Arques
Chapelle Saint-André des Arques
Chapelle Saint-André des Arques
Chapelle Saint-André des Arques
Chapelle Saint-André des Arques
Chapelle Saint-André des Arques
Chapelle Saint-André des Arques
Chapelle Saint-André des Arques
Chapelle Saint-André des Arques
Chapelle Saint-André des Arques
Chapelle Saint-André des Arques
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1500
1600
1900
2000
Xe siècle
Début de la construction
XIe siècle
Construction principale
Fin du XVe siècle
Ajout de la fenêtre sud
1954
Redécouverte des peintures
14 novembre 1979
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Saint-André (ancienne église paroissiale) , avec ses peintures murales (cad. D 143) : classement par arrêté du 14 novembre 1979

Personnages clés

Paul Latapie Abbé ayant redécouvert les peintures murales en 1954
Ossip Zadkine Artiste ayant accompagné l'abbé Latapie lors de la redécouverte
Famille Vassal de Saint-Gily Propriétaire du château de Péchaudié et mécène de la chapelle

Origine et histoire de la Chapelle Saint-André

La chapelle Saint-André est située aux Arques, dans le département du Lot. L'édifice, de style roman, a été construit entre le Xe et le XIIe siècle ; son plan et certaines techniques de construction, notamment des joints tracés au fer et peints visibles dans l'abside et sur l'arc triomphal, permettent de l'attribuer au XIe siècle. La petite fenêtre sud semble dater de la fin du XVe siècle et le mur nord a été partiellement reconstruit à la fin de la guerre de Cent Ans. D'abord église paroissiale, la chapelle a reçu des donations de la famille Vassal de Saint-Gily, propriétaire du château de Péchaudié situé à proximité ; la paroisse fut supprimée pendant la Révolution puis rétablie au Concordat (Clary, 1986). Les peintures murales, probablement réalisées à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle, ont été redécouvertes en 1954 par l'abbé Paul Latapie lors d'une visite avec Ossip Zadkine. L'édifice est classé au titre des monuments historiques le 14 novembre 1979.

L'église présente une nef unique rectangulaire couverte d'une charpente et un chevet formé d'une abside en cul-de-four. Le mur ouest est surmonté d'un clocher-mur. L'abside s'ouvre sur la nef par un grand arc triomphal en plein cintre dont les retombées portent sur deux piliers engagés ; la voûte de l'abside s'arrondit en demi-coupole.

La chapelle conserve un ensemble de peintures murales. Dans l'abside figure Dieu le Père, coiffé de la tiare et portant le globe ; cette représentation a remplacé au XVe siècle celle du Fils, tandis que les symboles des évangélistes (tétramorphe) ont été maintenus. De part et d'autre de l'ouverture de l'abside est peinte l'Annonciation, séparée par une bande décorative verticale des scènes représentant les apôtres, répartis en deux groupes de part et d'autre du chœur. Les piliers soutenant l'arc triomphal sont ornés de personnages, dont un saint Christophe, et la face du pilier droit tournée vers la nef porte la représentation de la Flagellation du Christ. En bas du chœur court une large frise demi-circulaire en forme d'échiquier, composée de six rangées superposées de losanges coloriés, qui complète le décor.

Liens externes