Frise chronologique
1680
Reconstruction attestée
Reconstruction attestée
1680 (≈ 1680)
Acte notarial mentionnant la reconstruction actuelle.
XVIIe siècle
Période de construction
Période de construction
XVIIe siècle (≈ 1750)
Siècle de l’édifice actuel.
1979
Protection officielle
Protection officielle
1979 (≈ 1979)
Inscription comme Monument Historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle du cimetière (cad. AL 31) : inscription par arrêté du 20 juillet 1979
Origine et histoire
La chapelle Saint-Antoine du cimetière de Courcôme trouve ses origines au Moyen Âge, bien que l’édifice actuel date d’une reconstruction attestée par un acte notarial de 1680. Ce document marque la refonte du bâtiment, aujourd’hui caractérisé par une structure rectangulaire simple, couverte de lauzes calcaires. Les murs, montés à sec avec des moellons équarris, reflètent une technique de construction rustique mais durable, typique des petites chapelles rurales de l’époque.
Le portail occidental, orné d’un arc en tiers-point, constitue l’élément architectural le plus remarquable. Son archivolte repose sur deux culots sculptés de visages, ajoutant une touche décorative rare pour un édifice de cette taille. Au-dessus du portail, une grande baie en plein cintre éclaire l’intérieur, soulignant la sobriété fonctionnelle du lieu. La chapelle, protégée comme Monument Historique depuis 1979, appartient aujourd’hui à la commune de Courcôme et témoigne de l’histoire religieuse locale.
L’appareil irrégulier des murs et l’absence de mortier suggèrent une construction rapide, peut-être liée à des besoins urgents de la communauté ou à des ressources limitées. Le choix des lauzes, pierres plates typiques de la région, indique une adaptation aux matériaux disponibles localement. Bien que modeste, cet édifice illustre l’architecture religieuse rurale du XVIIe siècle en Poitou-Charentes, où simplicité et fonctionnalité primaient sur l’ornementation.
La localisation de la chapelle dans l’enceinte du cimetière souligne son rôle dans les rites funéraires et la mémoire collective. Son inscription au titre des Monuments Historiques en 1979 a permis de préserver ce patrimoine, souvent menacé par l’oubli ou les transformations urbaines. Aujourd’hui, elle reste un marqueur identitaire pour Courcôme, village de la Charente situé en Nouvelle-Aquitaine.