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Chapelle Saint-Apollinaire à Puimoisson dans les Alpes-de-Haute-Provence

Chapelle Saint-Apollinaire

    La Chapelle
    04410 Puimoisson
Propriété privée
Crédit photo : MERLEJP - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1210
Rattachement au prieuré de Saint-Thiers
1233
Échange avec les Hospitaliers
1574
Saccage de l’édifice
1789-1799
Transformation en exploitation agricole
1976
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Saint-Apollinaire (cad. C 229) : classement par arrêté du 2 juin 1976

Personnages clés

Abbé de Saint-Thiers de Saoû - Responsable religieux Échangea le prieuré en 1233.
Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem - Ordre religieux militaire Propriétaires après 1233, fortifièrent la chapelle.
Jacques Thirion - Historien A étudié sa construction (1956).

Origine et histoire

La chapelle Saint-Apollinaire, située dans le vallon Sant Poullenar à Puimoisson, est un édifice religieux des XIIe et XIIIe siècles. Elle se distingue par son architecture défensive, héritée de son appartenance aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La nef, haute de 10,8 mètres et large de 3,95 mètres, est composée de trois travées et bordée de chapelles annexes au nord. Son abside, formée d’un mur droit, et sa toiture voûtée en berceau bisé reflètent les caractéristiques architecturales de l’époque médiévale.

En 1210, la chapelle dépendait d’un prieuré rattaché à l’abbaye Saint-Thiers de Saoû, dans le diocèse de Valence. En 1233, un échange intervint entre l’abbé de Saint-Thiers et les Hospitaliers, ces derniers cédant une église en échange du prieuré de Puimoisson, où ils possédaient déjà une commanderie. L’édifice fut saccagé en 1574, puis abandonné jusqu’à la Révolution française, période durant laquelle il fut transformé en exploitation agricole.

Classée au titre des monuments historiques le 2 juin 1976, la chapelle témoigne aujourd’hui de l’influence des ordres religieux militaires en Provence. Son histoire est documentée par des sources comme les travaux de Jacques Thirion, qui analysa sa construction dans le contexte hospitalier provençal. La chapelle reste un exemple remarquable de l’architecture religieuse fortifiée, liée à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

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