Frise chronologique
1123
Donation à l'abbaye Saint-Martin
Donation à l'abbaye Saint-Martin
1123 (≈ 1123)
Mathieu Ier offre le prieuré à Pontoise.
1142
Confirmation épiscopale
Confirmation épiscopale
1142 (≈ 1142)
Eudes, évêque de Beauvais, valide la possession.
1246
Confirmation royale de Saint Louis
Confirmation royale de Saint Louis
1246 (≈ 1246)
Le roi valide les droits des moines.
1368
Confirmation par Charles V
Confirmation par Charles V
1368 (≈ 1368)
Nouvelle validation des droits monastiques.
1417
Pillage par les Bourguignons
Pillage par les Bourguignons
1417 (≈ 1417)
Déclin irréversible du prieuré.
1792
Acquisition par M. de Sesseval
Acquisition par M. de Sesseval
1792 (≈ 1792)
Fin de la vocation monastique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Aubin : inscription par arrêté du 14 mai 1927
Personnages clés
| Mathieu Ier - Comte de Beaumont |
Fonda le prieuré en 1123. |
| Eudes - Évêque de Beauvais |
Confirma la possession en 1142. |
| Saint Louis - Roi de France |
Confirma les droits en 1246. |
| Charles V - Roi de France |
Valida les droits en 1368. |
| M. de Sesseval - Grand vicaire de Beauvais |
Propriétaire de 1792 à 1806. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Aubin trouve son origine dans un prieuré fondé initialement comme une simple chapelle par les comtes de Beaumont. En 1123, Mathieu Ier, comte de Beaumont, offrit ce prieuré à l'abbaye Saint-Martin de Pontoise, marquant le début de son développement. La confirmation de cette donation par Eudes, évêque de Beauvais, en 1142, ainsi que les dons ultérieurs, assurèrent une période de grande prospérité au prieuré. Saint Louis en 1246 et Charles V en 1368 confirmèrent à leur tour les droits des moines sur ces lieux, renforçant son importance religieuse et économique.
En 1417, le pillage de Chambly par les Bourguignons marqua un tournant tragique pour le prieuré. Incapable de se relever après cette destruction, l'établissement fut réduit à un simple prieuré et ses propriétés furent progressivement envahies par les seigneurs voisins entre les règnes d'Henri III et Louis XIV. Les bâtiments, laissés à l'abandon, tombèrent en ruine. En 1792, M. de Sesseval, grand vicaire de Beauvais, acquit les lieux et y résida jusqu'à sa mort en 1806, mettant fin à son histoire monastique.
De nos jours, il ne subsiste de la chapelle Saint-Aubin que son chœur, caractérisé par une voûte en berceau brisé, typique de l'architecture romane du début du XIIe siècle. À l'extérieur, une corniche beauvaisine, ornement emblématique de la région de Beauvais, et un antéfixe représentant un oiseau rappellent le riche passé artistique de ce monument. Ces éléments architecturaux témoignent encore aujourd'hui de l'importance historique et culturelle de ce site dans le patrimoine des Hauts-de-France.