Frise chronologique
vers 1664
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
vers 1664 (≈ 1664)
Édification en plan croix latine.
16 novembre 2011
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
16 novembre 2011 (≈ 2011)
Protection totale de la chapelle et son enclos.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité, son calvaire et son enclos comprenant murs et sol d'assiette (cad. AD 67) : inscription par arrêté du 16 novembre 2011
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Aubin de Lanvaïdic, située à Port-Launay dans le Finistère, est un édifice religieux construit vers 1664, durant le 3e quart du XVIIe siècle. De plan en croix latine, elle se caractérise par une nef courte et un chevet plat, avec une sobriété extérieure contrastant avec une charpente de grande qualité. À l’intérieur, des fragments de peintures murales florales du XVIIe siècle subsistent sur l’enduit du chœur, tandis que le mobilier, contemporain de la construction, témoigne de l’homogénéité de l’ensemble, peu transformé au fil des siècles.
Un calvaire en kersantite se dresse dans le placître de la chapelle, complétant un ensemble architectural cohérent. Les vestiges de l’enclos paroissial sont encore visibles, délimitant un espace sacré typique de la Bretagne d’Ancien Régime. L’édifice, inscrit aux Monuments Historiques depuis 2011, inclut dans sa protection la chapelle en totalité, son calvaire et son enclos (murs et sol). Propriété de la commune, il illustre le patrimoine religieux rural breton, marqué par une grande unité stylistique et une conservation remarquable.
La chapelle s’inscrit dans un contexte historique où les édifices religieux locaux jouaient un rôle central dans la vie communautaire, servant de lieu de culte, de rassemblement et de marqueur identitaire. Dans le Finistère du XVIIe siècle, marqué par une économie rurale et une forte empreinte catholique, ces chapelles étaient souvent financées par des donations paroissiales ou seigneuriales, bien que le texte ne précise pas les commanditaires de Saint-Aubin. Leur architecture reflétait à la fois les contraintes matérielles (usage de la kersantite, pierre locale) et les influences artistiques de l’époque, comme en témoignent les peintures murales et le mobilier préservé.