Frise chronologique
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Chapelle édifiée par Louis de Bourbon.
1740
Dégâts majeurs
Dégâts majeurs
1740 (≈ 1740)
Ouverture de la route Paris-Toulouse.
1793
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1793 (≈ 1793)
Devenue propriété de l’État.
an III (1794-1795)
Rétrocession à la ville
Rétrocession à la ville
an III (1794-1795) (≈ 1795)
Utilisée comme entrepôt à grains.
1873
Restauration
Restauration
1873 (≈ 1873)
Dirigée par Alfred Dauvergne.
31 mai 1944
Classement monument historique
Classement monument historique
31 mai 1944 (≈ 1944)
Protection officielle de l’État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Benoit (cad. AD 58) : classement par arrêté du 31 mai 1944
Personnages clés
| Louis de Bourbon - Seigneur d’Argenton |
Commanditaire de la chapelle. |
| Antoine Barbault - Prieur de Saint-Marcel |
Co-initiateur de la construction. |
| Alfred Dauvergne - Architecte |
Responsable de la restauration (1873). |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Benoît d'Argenton-sur-Creuse est une chapelle catholique construite au XVIe siècle, située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Elle fut édifiée à l’initiative de Louis de Bourbon, seigneur d’Argenton, et d’Antoine Barbault, prieur de Saint-Marcel, dans la ville haute d’Argenton. À l’origine, elle était la chapelle du collège voisin, mais fut endommagée lors de la construction de la route de Paris à Toulouse en 1740.
Désaffectée après ces travaux, elle servit d’annexe au marché aux grains local. Vendue comme bien national en 1793, elle fut rétrocédée à la ville en l’an III (1794-1795) et utilisée comme entrepôt. La chapelle fut restaurée en 1873 sous la direction de l’architecte Alfred Dauvergne, puis classée monument historique le 31 mai 1944. Aujourd’hui, elle abrite des expositions temporaires.
L’édifice conserve une vierge du XVe siècle sur son flanc gauche. Son histoire reflète les bouleversements urbains et politiques, depuis sa fondation liée à l’enseignement jusqu’à sa réhabilitation comme espace culturel. La chapelle illustre aussi l’évolution des usages des bâtiments religieux en France, entre sacralité et fonctions profanes.
Sa localisation dans le Boischaut Sud, au sud de l’Indre, et son classement parmi les monuments historiques en font un témoignage architectural et patrimonial majeur de la région. Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) confirment son importance locale et son ancrage dans l’histoire religieuse et civile d’Argenton-sur-Creuse.