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Chapelle Saint-Benoît de Marmande dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle baroque et classique

Chapelle Saint-Benoît de Marmande

    91 rue de la Libération
    47200 Marmande
Propriété de la commune
Chapelle Saint-Benoît de Marmande
Chapelle Saint-Benoît de Marmande
Chapelle Saint-Benoît de Marmande
Chapelle Saint-Benoît de Marmande
Chapelle Saint-Benoît de Marmande
Chapelle Saint-Benoît de Marmande
Crédit photo : Benjamin Smith - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1645
Fondation du couvent
1662
Achèvement de la chapelle
1760
Travaux conventuels
1790
Saisie révolutionnaire
1839
Retour au culte
2005
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La chapelle, son mur de clôture, son portail, sa cour intérieure (cad. ES 228) et le local ayant abrité l'ancienne chambre du prédicateur (cad. ES 227) , en totalité : classement par arrêté du 19 avril 2005

Personnages clés

Jeanne Antoinette d’Esparbès de Lussan - Marquise de Grignols Fondatrice du couvent en 1645.
Hypolite de Grignols - Première mère supérieure Fille de la marquise, religieuse.
Jean Michel - Peintre toulousain Auteur de trois tableaux (1703–1705).
Marsaudon - Architecte ou entrepreneur Responsable des travaux de 1760.

Origine et histoire

La chapelle Saint-Benoît fut construite comme chapelle du couvent des Dames de Saint-Benoît, fondé en 1645 par Jeanne Antoinette d’Esparbès de Lussan, marquise de Grignols, avec l’approbation de l’évêque d’Agen. Sa fille, Hypolite de Grignols, religieuse à Saintes, en devint la première mère supérieure. La marquise acquit un terrain en 1646 dans le quartier de Lestang pour ériger le couvent, clos de murs. Le portail, datant de 1662, marque probablement l’achèvement de la chapelle. Les bâtiments conventuels furent remaniés vers 1760 par Marsaudon.

Sous la Révolution, le couvent fut saisi comme bien national en 1790, transformé en entrepôt de fourrage puis en salle de spectacles. La chapelle, érigée en chapelle de secours en 1826, retrouva son usage cultuel en 1839 après restauration. Les anciens bâtiments conventuels abritèrent alors la sous-préfecture. Deux chapelles latérales furent ajoutées en 1868. Classée monument historique en 2005, elle conserve un décor exceptionnel : plafond lambrissé aux médaillons bibliques, tableaux du Christ par Jean Michel (1703–1705), et un retable en bois doré.

L’architecture, sobre (nef unique à chevet plat), contraste avec la richesse de sa décoration intérieure. Le portail classique, orné d’un tympan à angelots, et les vantaux sculptés du XVIIe siècle témoignent de son prestige passé. Les peintures murales, organisées en quadrilobes et carrés sur fond de rinceaux, illustrent des scènes bibliques. Trois tableaux majeurs, signés Jean Michel (peintre toulousain), datent de 1703–1705. Le tabernacle et les statues de saint Benoît et sainte Scholastique en bois doré complètent cet ensemble baroque.

Le couvent, fondé pour une communauté bénédictine féminine, reflète l’influence des élites locales : la marquise de Grignols, par son mécénat, lia son nom à ce lieu. La saisie révolutionnaire et la réaffectation des bâtiments (sous-préfecture) illustrent les bouleversements politiques du XIXe siècle. La restauration de 1839 et l’ajout des chapelles en 1868 marquent sa renaissance religieuse, tandis que le classement de 2005 consacre sa valeur patrimoniale.

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