Frise chronologique
Ve siècle
Fondations paléochrétiennes
Fondations paléochrétiennes
Ve siècle (≈ 550)
Premier lieu de culte sur l’emplacement actuel.
1513-1581
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1513-1581 (≈ 1547)
Édifiée par les Pénitents-Blancs, date gravée.
1580
Épidémie de peste
Épidémie de peste
1580 (≈ 1580)
Antibes épargnée, dévotion renforcée à saint Bernardin.
Fin des années 1970
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur
Fin des années 1970 (≈ 1970)
Dégâts majeurs nécessitant une restauration.
13 mars 1995
Classement MH supplémentaire
Classement MH supplémentaire
13 mars 1995 (≈ 1995)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
2007-2008
Restauration complète
Restauration complète
2007-2008 (≈ 2008)
Réouverture au public après travaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale, chapelle Saint-Esprit et tour Grimaldi : classement par arrêté du 16 octobre 1945
Personnages clés
| Saint Bernardin de Sienne - Patron de la confrérie |
Orateur franciscain, protecteur contre la peste. |
| Joseph Dolle - Sculpteur antibois |
Auteur de la porte de 1710. |
| Louis Bréa - Peintre niçois |
Auteur du retable *Notre-Dame du Rosaire*. |
| Antoine Aundi - Peintre provençal |
Auteur de *La Descente de Croix*. |
| M. Muterse et M. Dhumez - Historiens locaux |
Sources sur la datation de la chapelle. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Bernardin d'Antibes, aussi appelée chapelle des Pénitents-Blancs, est un édifice religieux construit au XVIe siècle, probablement entre 1513 et 1581, par la confrérie des Pénitents blancs dédiée à saint Bernardin de Sienne. Son origine remonte à un lieu de culte antique, comme en témoignent les fondations romaines découvertes sous l’édifice actuel. Au Moyen Âge, Antibes était une cité épiscopale majeure, et les confréries de pénitents jouaient un rôle central dans la vie religieuse et sociale.
Ces groupes, souvent liés aux ordres mendicants comme les Franciscains, organisaient des processions et des œuvres charitables, tout en marquant leur présence par des chapelles dédiées. La chapelle a connu plusieurs remaniements, notamment après l’incendie des années 1970 qui a nécessité une restauration complète entre 2007 et 2008. Son portail en noyer, daté de 1581, est un témoignage rare de l’artisanat local de l’époque, tandis que les fresques du XVIe siècle et le retable du XVIIe illustrent l’évolution des styles artistiques.
Un événement marquant de son histoire est son rôle protecteur lors de l’épidémie de peste de 1580, où les Antibois attribuèrent leur salut à l’intercession de saint Bernardin. Cette dévotion se reflète dans les bas-reliefs du fronton, représentant des pénitents et une tête de Lucifer, symbole de la victoire sur le mal. Au XVIIe siècle, la chapelle fut enrichie d’un retable baroque provenant du couvent des Cordonniers, détruit en 1920.
Ce mobilier, typique de la Contre-Réforme, renforce son caractère sacré. Aujourd’hui, elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1995 et reste un lieu de culte et de visite. Son plafond en trompe-l’œil, orné des quatre évangélistes et de saint Bernardin, ainsi que son abside étoilée, en font un joyau artistique.
La chapelle est ouverte au public et accueille encore des offices, perpétuant ainsi sa vocation spirituelle et culturelle. La restauration récente a permis de mettre en valeur des éléments comme la reproduction de La Descente de Croix d’Antoine Aundi, soulignant son importance patrimoniale. Son emplacement en plein cœur d’Antibes en fait un témoin privilégié de l’histoire religieuse provençale.
Enfin, la chapelle illustre le mélange des influences italiennes et provençales, typique de la région. Son architecture sobre et ses décors intérieurs contrastent avec la richesse des édifices épiscopaux voisins, comme l’ancienne cathédrale Notre-Dame-de-la-Platea.