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Chapelle Saint-Blaise de Saint-Jean-le-Vieux dans les Pyrénées-Atlantiques

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle

Chapelle Saint-Blaise de Saint-Jean-le-Vieux

    Village
    64220 Saint-Jean-le-Vieux
Propriété d'une société privée
Chapelle Saint-Blaise de Saint-Jean-le-Vieux
Chapelle Saint-Blaise de Saint-Jean-le-Vieux
Crédit photo : Asp. - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1700
1800
1900
2000
1194
Première mention écrite
XIIe siècle
Construction de la chapelle
1703
Visite pastorale
1803
Intégration paroissiale
1902
Destruction de l’abside
1922
Rénovation de la charpente
1987
Protection patrimoniale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Parties subsistantes de la chapelle (cad. B 783) : inscription par arrêté du 22 décembre 1987

Personnages clés

Évêque de Bayonne - Autorité religieuse A décrit l’état de la chapelle en 1703.
Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem - Ordre hospitalier Propriétaires de la commanderie et de la chapelle.

Origine et histoire

La chapelle Saint-Blaise de Saint-Jean-le-Vieux, édifiée au XIIe siècle, était à l’origine un édifice roman de plan allongé, à vaisseau unique et abside semi-circulaire. Aujourd’hui, seule une partie de la nef subsiste, avec des traces architecturales comme un oculus en grès, des fenêtres bouchées et un portail à trois voussures en arcs brisés. À l’intérieur, on observe une niche et un enfeu surmonté d’un arc brisé, probablement ajouté au XIIIe siècle. Le site, nommé Apat Ospitalea, abritait une commanderie, un hôpital et un moulin liés à l’Ordre des Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, comme en témoigne une mention dans le Livre d’Or de Bayonne en 1194 sous le nom « Hospitale et Oratorium de Apate ».

La chapelle, abandonnée depuis le XVIIIe siècle, était déjà en mauvais état lors d’une visite pastorale en 1703. Son abside semi-circulaire fut détruite en 1902, ne laissant que des fondations visibles. En 1922, sa charpente fut refaite, mais l’édifice, vendu comme bien national pendant la Révolution, fut finalement transformé en remise agricole au XXe siècle. La commanderie, quant à elle, fut intégrée à la paroisse Saint-Blaise d’Apat Ospitalea en 1803, avant que l’hôpital adjacent ne soit démoli dans les années 1950. Les vestiges actuels, incluant des stèles discoïdales du cimetière disparus, sont protégés depuis 1987.

Le site illustre l’histoire médiévale des ordres hospitaliers en Aquitaine, avec une chapelle roman qui servait à la fois de lieu de culte et de marqueur territorial pour la commanderie. Son déclin reflète les bouleversements post-révolutionnaires, où les biens ecclésiastiques furent souvent aliénés ou réaffectés. Aujourd’hui, les parties subsistantes (nef tronquée, portail, enfeu) offrent un témoignage fragmentaire mais précieux de cette époque, bien que l’édifice soit désormais une propriété privée inaccessible au public.

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