Chapelle Saint-Bon de Thonon-les-Bains en Haute-Savoie

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle

Chapelle Saint-Bon de Thonon-les-Bains

  • Avenue du Léman
  • 74200 Thonon-les-Bains
Chapelle Saint-Bon de Thonon-les-Bains
Chapelle Saint-Bon de Thonon-les-Bains
Chapelle Saint-Bon de Thonon-les-Bains
Chapelle Saint-Bon de Thonon-les-Bains
Chapelle Saint-Bon de Thonon-les-Bains
Chapelle Saint-Bon de Thonon-les-Bains
Chapelle Saint-Bon de Thonon-les-Bains
Chapelle Saint-Bon de Thonon-les-Bains
Chapelle Saint-Bon de Thonon-les-Bains
Chapelle Saint-Bon de Thonon-les-Bains
Chapelle Saint-Bon de Thonon-les-Bains
Crédit photo : Ludovic Péron - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1299
Première mention écrite
1357-1389
Pension annuelle accordée
1426
Confiance aux religieux
1589
Destruction partielle
1615
Reconstruction de la chapelle
1617
Consécration de la chapelle
1936
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour et chapelle Saint-Bon : inscription par arrêté du 18 septembre 1936

Personnages clés

Saint-Bon Martyr du IIIe siècle ayant donné son nom au quartier.
Dom Jean Douliaux Desservant de la chapelle ayant perçu une pension annuelle de 1357 à 1389.
Amédée VIII Duc ayant confié le service de la chapelle aux religieux de Ripaille.
François de Sales Évêque de Genève ayant consacré la chapelle en 1617.
Pierre Bouverat Prêtre ayant relevé la chapelle en 1615.

Origine et histoire de la Chapelle Saint-Bon

La tour et la chapelle Saint-Bon se trouvent à Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie. La chapelle, mentionnée dès 1299, est située dans le quartier de Saint-Bon, nommé d'après un martyr du IIIe siècle, et s'appuie contre une tour de l'ancienne enceinte fortifiée de la ville, dont elle constitue l'un des derniers vestiges. Dans la seconde moitié du XIVe siècle, elle sert de chapelle castrale sous le vocable de Sainte-Marie; son desservant, dom Jean Douliaux (du Lyaud), perçoit de 1357 à 1389 une pension annuelle de dix sous de gros tournois. En 1426, Amédée VIII confie le service aux religieux de Ripaille. En 1431, le même duc crée une rue — aujourd'hui disparue — en rachetant des terres attenantes à la forteresse; cette voie touchait la chapelle et aboutissait à l'actuelle rue Chante-Coq. Partiellement détruite en 1589 par les Bernois intervenus en Savoie à la demande du roi de France Henri III, la chapelle reste abandonnée jusqu'en 1615, lorsqu'elle est relevée par le révérend Pierre Bouverat, prêtre de la Sainte Maison. Le 9 juillet 1617, l'évêque de Genève François de Sales la consacre sous le vocable de l'Assomption de Marie ; lors de sa mission dans le Chablais, il aurait réalisé son premier miracle près de la chapelle en rendant la vie à un enfant mort sans baptême. Pendant la Révolution française, le clocher est détruit sur ordre d'Antoine Louis Albitte, envoyé dans les départements de l'Ain et du Mont-Blanc pour y établir le gouvernement révolutionnaire. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1936. Des articles connexes (dont la chapelle de la Visitation — Espace d'art contemporain — et la liste des monuments historiques de la Haute-Savoie) ainsi que des ressources en ligne telles que Clochers de France, l'Observatoire du patrimoine religieux, la base Mérimée, le Portail de l’architecture chrétienne, le Portail des monuments historiques français et le Portail de la Savoie sont signalés pour complément d'information.

Liens externes