Frise chronologique
1505
Construction attestée
Construction attestée
1505 (≈ 1505)
Date gravée liée aux princes de Guéméné
1791-1854
Période paroissiale
Période paroissiale
1791-1854 (≈ 1823)
Devenue paroisse pendant la Révolution
12 novembre 1934
Classement MH
Classement MH
12 novembre 1934 (≈ 1934)
Inscription aux monuments historiques
1936 et 1956
Restaurations majeures
Restaurations majeures
1936 et 1956 (≈ 1956)
Après incendie de la Seconde Guerre mondiale
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Christophe (cad. AW 1) : inscription par arrêté du 12 novembre 1934
Personnages clés
| Princes de Guéméné - Commanditaires |
Firent édifier la chapelle en 1505 |
| Hubert de Sainte Marie - Maître-verrier |
Auteur des vitraux (1956) |
| Evrard et Victor Trouvé - Fondeurs de cloche |
Créateurs de la cloche Marie-Perrine (1862) |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Christophe, située dans le quartier de Kerentrech à Lorient, est l’un des plus anciens édifices de la ville, avec le château de Tréfaven. Construite au XVe siècle (avec une date attestée de 1505), elle fut érigée par les princes de Guéméné, seigneurs du château voisin, en l’honneur de Saint Christophe, patron des passeurs d’eau. À l’origine, il s’agissait probablement d’un oratoire transformé en chapelle gothique, dominant un gué sur le Scorff.
Pendant la Révolution, la chapelle devint une paroisse indépendante (1791-1854), avant de redevenir une simple chapelle après la construction de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle. Elle abrite un pardon annuel pour les enfants chaque premier dimanche de mai, incluant une bénédiction des automobiles. Classée monument historique en 1934, elle fut restaurée en 1936 et 1956 après un incendie causé par un bombardement pendant la Seconde Guerre mondiale.
D’un point de vue architectural, la chapelle se distingue par son clocher à neuf colonnettes toscanes, sa cloche Marie-Perrine (1862), et trois vitraux (1956) représentant Saint Christophe et des pèlerins, œuvres du maître-verrier Hubert de Sainte Marie. Le bénitier en granit (classé en 1912) et le baptistère en schiste (provenant de la chapelle de la Compagnie des Indes) témoignent de son riche patrimoine. Un calvaire (1935) orne l’entrée, offert par une famille locale.
La chapelle, de plan rectangulaire avec un chevet à trois pans, présente une porte en anse de panier en granite et une tribune en bois menant au clocher. Son histoire est liée à celle des seigneurs de Tréfaven et à la vie religieuse lorientaise, marquée par les transformations révolutionnaires et les restaurations modernes.