Frise chronologique
1088
Fondation de l'hôpital Saint-Nicolas
Fondation de l'hôpital Saint-Nicolas
1088 (≈ 1088)
Création par Bernard, gardien du sanctuaire.
XIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XIIe siècle (≈ 1250)
Style roman auvergnat octogonal unique.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Reconnaissance patrimoniale nationale.
XXe siècle
Restauration par Kaeppelin
Restauration par Kaeppelin
XXe siècle (≈ 2007)
Aménagement du chœur et croix moderne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Clair : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Bernard - Gardien du sanctuaire |
Fonda l’hôpital Saint-Nicolas en 1088. |
| Dominique Kaeppelin - Artiste plasticien |
Réaménagea le chœur au XXe siècle. |
| Éliane Vergnolle - Historienne de l'art |
Étudia la chapelle (congrès 1975). |
| Noël Thiollier - Archéologue |
Documenta le site (1904). |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Clair d'Aiguilhe, aussi appelée Temple de Diane, est un édifice roman auvergnat érigé au XIIe siècle comme annexe de l’hôpital Saint-Nicolas. Fondée par Bernard, gardien du sanctuaire de Saint-Michel en 1088, elle servait initialement de lieu de culte pour les pèlerins et les malades. Son architecture reflète l’influence des routes jacquaires, notamment la Via Podiensis, qui traversait la région.
Le contexte de sa construction s’inscrit dans l’essor de l’art roman en Auvergne, marqué par l’utilisation de pierre volcanique et d’arkose, typiques des édifices locaux. La chapelle se distingue par son plan octogonal centré, prolongé d’une abside semi-circulaire, une rareté pour l’époque. Ce choix géométrique symbolisait probablement la Jérusalem céleste, thème cher aux bâtisseurs romans.
Au fil des siècles, la chapelle a subi peu de modifications structurelles, préservant son authenticité. Cependant, des restaurations ponctuelles ont permis de conserver ses mosaïques polychromes et ses arcs trilobés, hérités de l’architecture omeyyade de Cordoue. Ces éléments témoignent des échanges culturels le long des chemins de Compostelle, où les pèlerins rapportaient des motifs orientaux.
Un événement marquant fut sa classification aux monuments historiques en 1889, reconnaissant sa valeur patrimoniale exceptionnelle. Au XXe siècle, l’artiste Dominique Kaeppelin a réaménagé le chœur et créé une croix, ajoutant une touche contemporaine à ce lieu chargé d’histoire. Aujourd’hui, la chapelle attire les visiteurs pour son acoustique remarquable et son atmosphère mystique.
Le site inclut aussi les vestiges de l’hôpital Saint-Nicolas et une porte médiévale, rappelant le rôle d’Aiguilhe comme étape majeure sur la route des pèlerins. Une copie d’un calvaire Renaissance et la proximité de l’église Saint-Michel renforcent son attrait touristique. La chapelle reste un symbole de la fusion entre spiritualité, art roman et héritage andalou en terre auvergnate.